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	<title>Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan &#187; Psychothérapie</title>
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	<description>Psychologie de l&#039;enfant à l&#039;adulte</description>
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		<title>Être parent aujourd’hui.</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Sep 2017 16:49:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/etre-parent-aujourdhui/">Être parent aujourd’hui.</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="entry-content">Les repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir de l’impasse ? Ce guide permet de mieux comprendre les étapes du développement et le fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent.Il offre des points de repère dans</p>
<p><span id="more-224"></span></p>
<p>l’océan des liens familiaux. A partir d’une quarantaine d’exemples, sont éclairés les ressorts qui animent les frictions, crispations ou crises dans ta vie de tous les jours. Un guide qui saura vous aider au quotidien pour dépasser les tensions, ouvrir le dialogue et améliorer durablement les rapports au sein de la famille.</p>
<p><strong>BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR</strong></p>
<p>Ludovic Gadeau est docteur en psychopathologie, psychologue clinicien et psychothérapeute. Il a dirigé en Isère un centre médico-psycho-pédagogique et ouvert deux services de soin pour enfants présentant des troubles sévères des apprentissages.</p>
<p>Il est enseignant-chercheur à l’Université Grenoble-Alpes. Ses travaux de recherche portent sur les articulations entre psychopathologie et éducation et la place de la composante temporelle dans la structuration du fonctionnement psychique et des relations intersubjectives. Il est l’auteur aux éditions In Press d’Être parent aujourd’hui (collection « En grandissant, en apprenant », parution le 06 septembre 2017).</p>
<p><strong>INTENTION DE L’OUVRAGE</strong></p>
<p>Son contenu peut être utile aux psychologues et aux professionnels du champ éducatif et de soin, et bien sûr aux parents, jeunes et moins jeunes….</p>
<p>Ce livre montre de façon accessible et à partir d’une quarantaine d’exemples cliniques simples :</p>
<ul>
<li>la complexité, la richesse du développement et du fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent, mais aussi ses blocages.</li>
<li>les conflits parents/enfants se cristallisant autour de problématiques spécifiques : les repas, le coucher, la scolarité, les apprentissages, les relations sociales, les jeux numériques, les violences, la mutation adolescente, etc.</li>
<li>les voies favorisant les dégagements possibles par rapport à ces tensions.</li>
</ul>
<p>L’ouvrage essaie également de rendre compte pour public large :</p>
<ul>
<li>des fragilités nouvelles de la parentalité en lien avec les mutations produites par la modernité.</li>
<li>des problématiques psychologiques nécessitant probablement un accompagnement psychologique.</li>
</ul>
<p><strong>TABLE DES MATIÈRES</strong></p>
<p>Lettre au lecteur</p>
<ol>
<li>Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?</li>
<li>Le développement psychoaffectif n’est pas un long fleuve tranquille</li>
<li>Points de repère relatifs au fonctionnement psychoaffectif</li>
<li>A table !</li>
<li>Bonne nuit les petits</li>
<li>Jouer, expérimenter</li>
<li>L’école et ses vicissitudes</li>
<li>Violences, cris et châtiments</li>
<li>Comprendre l’adolescent d’aujourd’hui</li>
<li>Et si on allait voir un psy ?</li>
</ol>
<p><strong>INTRODUCTION</strong></p>
<p><strong>Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?</strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’éduquer ?</strong></p>
<p>Chacun d’entre nous a assurément une petite idée sur le sujet. La preuve en est, c’est qu’à voir pratiquer les autres parents, et pour peu qu’on se confronte à un comportement de leur enfant qui nous heurte ou nous agace, on peut être assez facilement envahi par l’idée qu’ils s’y prennent « comme des manches » et qu’à leur place on saurait comment faire. Autrement dit, on pense avoir un savoir ou un savoir-faire opposable à la pratique des autres.</p>
<p>Ainsi, la plupart des parents portent-ils en eux une sorte de « théorie » éducative, c’est-à-dire des représentations, plus ou moins construites, mais existantes et agissantes, mais aussi des principes sur lesquels ils pensent s’appuyer, des idéaux également vers lesquels ils aimeraient tendre. Cette « théorie » préexiste à la conception des enfants. Elle a été nourrie par les transmissions générationnelles familiales1, par le groupe social et culturel auquel on appartient, par ce que les médias (livres, magasines, émissions de TV, etc.) véhiculent comme pseudo-théories, assènent comme conseils et font circuler comme idéologie éducative. C’est bien évidemment lorsque cette « théorie » est mise à l’épreuve de la réalité que souvent les choses se grippent. L’éducation des enfants se passe rarement comme on aurait aimé ou comme on aimerait qu’elle se déroule.</p>
<p>Dès qu’il s’agit d’essayer d’expliquer comment on pratique soi-même, on se heurte vite à des difficultés insondables. Essayez de montrer comment vous vous y prenez pour que le repas du soir soit un moment pacifié, quand votre petit dernier tente de s’extirper de son rehausseur, et fait malencontreusement tomber son assiette de purée et que ses cris étouffent la parole de la soeur cadette dont le plaisir à raconter sa journée de classe se mue en une rage indicible contre le petit ou contre les parents imparfaits que vous êtes devenus en un instant puisque vous ne savez, se plaint-elle, que céder aux caprices de petit dernier… C’est à l’ainé d’entrer dans la mêlée, lui dont la faim est insatiable et qui mordrait volontiers dans tout ce qui bouge. Ouf, la tempête passée, le calme est revenu. Comment ? Pas facile à dire. Est-ce votre sérénité qui résiste à toutes les épreuves malgré une journée de travail harassante ? Ou un geste à peine perceptible qui redonne à chacun l’assurance qu’il compte pour vous ? Ou une parole forte (en intensité sonore ou en sens produit) qui fait point d’arrêt au débordement ? Ou bien le met sorti du four dont la signature olfactive mobilise les couches mnésiques les plus profondes du cerveau ? L’alchimie qui a restauré le calme autour de la table est sans doute infiniment plus complexe que les maigres paramètres ici convoqués. On ne peut en rendre compte qu’à grands traits.</p>
<p>Chacun d’entre vous a pu également, à son corps défendant, faire l’expérience (amère le plus souvent) des effets des conseils prodigués par les amis. « Fais donc comme ceci, avec moi ça marche bien ! » Et vous faites comme ceci, mais ça ne marche pas mieux, quand ça n’aggrave pas la situation. Que peut-on tirer de ce type d’expérience ? Au moins deux choses. La première c’est que, lorsque quelqu’un pense savoir pourquoi telle chose a bien marché, rien ne nous assure que ce soit bien cette chose qui précisément a été le levier principal de l’acte opérant. La seconde, c’est que ce qui peut s’avérer pertinent pour Mr A ou Mme B. ne l’est pas nécessairement pour Mme C. ou Mr D.. Je pense même que ça l’est rarement. Et lorsqu’un conseil semble avoir été opérant, ce n’est pas le conseil lui-même, mais « quelque chose » de caché derrière le conseil qui a oeuvré.</p>
<p>Qu’est-ce qu’éduquer ? C’est donc assurément une question qui nous plonge dans l’embarras. À plagier St Augustin2, je dirais que si on ne me le demande pas, je pense savoir ce qu’est éduquer, mais dès qu’on m’interroge sur ce qu’est ce savoir, je ne sais plus très bien.</p>
<p><strong>Éduquer est-il un métier impossible ?</strong></p>
<p>Il y a près d’un siècle, Freud disait que psychanalyser, gouverner et éduquer étaient trois métiers impossibles. Concernant le métier d’éduquer, on ne saurait lui donner tort surtout si l’on entend sa formule comme une invite à se protéger contre l’excès d’autocritique, ce qu’il nommait la férocité du Surmoi. Quoi que l’on fasse comme parent, ce sera toujours mal, imparfait, c’est-à-dire jamais à la hauteur de l’effort ou de l’engagement consenti. De savoir que nous sommes tous logés de ce point de vue à la même enseigne contient sans doute et malgré tout quelque chose de réconfortant. En outre, « mal faire » n’est pas « faire mal ». Chacun peut en entendre la différence. Dans « mal faire » il n’y a aucune intention consciente ou inconsciente de « faire mal ». Simplement, on s’y prend mal pour faire. Dans la formule « faire mal », on entrevoit une sorte d’intention malveillante, pas toujours consciente, tant s’en faut, mais dont la portée est destructrice. Ces situations éducatives qui comportent du « faire mal » (qu’il vienne des parents ou de l’enfant) nécessitent une aide psychologique à laquelle la seule lecture de cet ouvrage ne saurait suffire (voir le chapitre « Si on allait voir un psy ? »).</p>
<p>« Mal faire » est donc une composante inévitable, normale, de toute situation éducative. Le sentiment de « mal faire », tout inconfortable qu’il puisse être, est un bien précieux. Il est une voie d’entrée importante permettant d’interroger ses pratiques éducatives, d’identifier ce qui se répète dans les conflits, de questionner le sens de ses actes et la portée de ses actions. Si vous êtes dans ce type de questionnement, vous trouverez sans doute dans la suite de ce petit traité de quoi nourrir votre réflexion et inventer les pas de côtés nécessaires pour dénouer les conduites répétitives auxquelles les situations éducatives du quotidien vous confrontent.</p>
<p>Permettez-moi encore quelques mots pour vous faire sentir combien être parent aujourd’hui est une chose difficile, plus difficile qu’elle ne l’était il y a encore 30 ou 40 ans. Cette évolution n’est pas propre à la question de la parentalité. Il en va du « métier » de parent comme du métier d’enseignant. On constate que les classes auxquelles les enseignants d’aujourd’hui ont affaire sont bien différentes de celles de leurs prédécesseurs, même si les enfants restent des enfants. Dans leur champ propre, les psychologues cliniciens et les pédopsychiatres constatent aussi des évolutions sensibles dans les pathologies présentées par les enfants d’aujourd’hui et dans les difficultés dont les parents font état dans les consultations.</p>
<p>En quoi consiste ce changement ?3 De quoi est faite cette évolution qui augmente la difficulté d’être parent et d’éduquer ? Ce qui aujourd’hui fait symptôme dans la société contemporaine, c’est une crise de la légitimité des positions d’autorité. Le champ social était auparavant organisé entre autres sur le modèle religieux. On reconnaissait l’existence d’une transcendance comme celle du roi, du chef, du père, du maître, du professeur… Vaille que vaille, la société secrétait et transmettait des limites construites autour de la place prévalente des figures d’autorité.</p>
<p>Ce système ayant été ébranlé, tout se passe comme si nous nous étions affranchis de la nécessité d’avoir affaire à une transcendance (une Autorité). Or, pour se libérer des figures de l’autorité, il faut pouvoir disposer d’un psychisme d’adulte. L’enfant n’est pas capable de se séparer d’une telle figure s’il ne l’a pas rencontrée auparavant. C’est toute la vie collective qui, de ce fait, a, en moins de 50 ans, basculé, de sorte que les limites ne sont plus préétablies, fondées sur de règles qui se transmettent. Ces limites doivent émerger des partenaires eux-mêmes, par contrat pourrait-on dire. Cela n’est pas sans conséquence du côté des parents. Sans relais de légitimité venant du corps sociétal, sans référence tierce, les parents ne peuvent faire appel qu’à leurs ressources psychologiques propres pour assumer le travail d’éducation de leurs enfants.</p>
<p>Par ailleurs, de plus en plus souvent, les parents se démettent eux-mêmes de cette position d’autorité, comme si être aimé de leurs enfants était plus important que de les éduquer. Ces parents ne veulent pas prendre le risque d’un désamour, et sont en cela enclins à céder sur la plupart des exigences de leur enfant. Ainsi, les enfants font-ils l’économie d’avoir à renoncer à leur toute-puissance infantile, condition pourtant nécessaire à la possibilité de grandir sur le plan psychologique.</p>
<p>Par ailleurs, la société libérale, ce qu’on appelle le post-modernisme, a tendance à effacer les signes distinctifs (symboliques) qui ordonnent les catégories et séparent les univers, et notamment ce qui sépare le monde des enfants et celui des adultes. Les publicités circulant sur les médias sont une assez bonne illustration de ce phénomène. Chacun a pu voir à la télévision une publicité en faveur d’une marque automobile, où un adolescent appelle ses parents pour le repas. Les parents sont collés à un écran d’ordinateur et contemplent avidement la voiture de leurs rêves. L’adolescent les menace de couper l’ordinateur s’ils ne viennent pas immédiatement à table, manger le plat de nouilles qu’il a préparé. Dans le même genre, témoignant d’un effacement des générations, est apparue il y a quelques années dans les hebdomadaires une publicité concernant la marque de vêtements « petit bateau ». On y voit la photographie d’un homme de 65 à 70 ans, souriant, pas rasé et portant un T-shirt « petit bateau ». Au-dessus de son portrait sont écrits « 888 mois », soit un beau bébé de 74 ans !</p>
<p>La fragilisation de la différence des générations est augmentée par l’affaiblissement de la transmission de références communes qui organisent symboliquement le passage (et donc la différence) enfant/adulte, notamment par la disparition dans la culture occidentale de nombreux rites (religieux ou laïques) marquant un changement de statut social : communion catholique ou juive, cérémonies de remise de diplômes, conscription, tenues vestimentaires, etc.). Ces rites ont pour fonction de travailler et de marquer la différence des générations4 et l’orientation vers un futur possible : privé de ces liaisons fondamentales, l’individu se retrouve isolé, en manque de sens à donner à son existence, en manque de perspectives. Pour retrouver du sens et une direction, chacun se bricole des identités spirituelles à la carte, sa religion, ses croyances en puisant dans des référentiels éloignés de sa propre culture, de sa propre tradition.</p>
<p>Il est enfin un autre facteur, sans doute plus compliqué à appréhender, qui fragilise considérablement les positions éducatives. Il relève de la contestation des savoirs liés à l’expérience subjective, et la recherche d’appuis (des pratiques) sur les connaissances objectivables. Au nom d’une information qu’on estime juste et légitime, d’une rigueur qu’on qualifie de scientifique, d’une efficacité que l’on revendique, notre société libérale fait la promotion d’une exigence de transparence, par le calcul rationnel, l’évaluation tous azimuts, l’expérimentation de laboratoire. La promotion de cette forme de rationalité se fait au détriment de la richesse de l’expérience sensible et de la parole5. Elle veut exclure le doute, l’incertitude, ce qu’on pourrait appeler la logique du flou, au profit de « certitudes » prétendument certifiées par l’expérimentation et la science statistique. On s’en remet à la connaissance scientifique et aux spécialistes, comme on s’en remettait à Dieu et à ses représentants autrefois.</p>
<p>Un petit exemple :</p>
<p><em>Une maman vient me voir, car son bébé de quelques mois pleure beaucoup. Elle se demande notamment à quel moment elle peut ou doit lui donner le biberon. Combien de temps elle peut ou doit accepter de le laisser pleurer. Elle a peur de se tromper, de traumatiser son petit, d’être au fond sans le savoir une mauvaise mère causant la souffrance de son enfant. Elle a lu beaucoup de livres sur le développement de l’enfant, mais ne trouve pas de réponse satisfaisante à son questionnement. Elle vient donc voir un spécialiste. À vrai dire, je ne suis pas le premier qu’elle vienne consulter. Elle a déjà vu un pédiatre, un neuropédiatre et deux psychologues, qui tous ont fort aimablement répondu à ses questions, qui tous l’ont rassurée sur la santé de son bébé et sur ses qualités maternelles. Mais, malgré tout insatisfaite, dans le doute quant à ce qu’elle appelle « ses compétences de mère », elle continue sa quête auprès d’un nouveau « spécialiste ». On lui a parlé de moi, dans des termes élogieux (ça fait toujours plaisir), c’est pourquoi elle attend beaucoup de cette rencontre, d’autant qu’elle vient de loin, dit-elle (ça fait monter la pression). Ce que cette maman n’avait peut-être pas entendu (ou pu entendre faute</em> <em>d’avoir été mis en travail) dans les consultations précédentes, c’est qu’aucun savoir (psychologique ou pédiatrique) ne peut venir mettre un terme à son questionnement, lui donner la bonne réponse, la bonne méthode, l’assurer de la bonne pratique qui ferait d’elle une bonne mère et qui permette à son bébé d’échapper à toute souffrance.</em></p>
<p>Ce que cette maman a à entendre et à assimiler c’est qu’il ne peut y avoir d’adéquation totale entre le bébé et son environnement, qu’aucune mère ne peut (ni n’a à) protéger son enfant de tout, pas davantage des effets de la frustration6 que de ceux de la souffrance physique, et qu’un bébé puisse, en même temps que l’amour et la tendresse, éprouver de la colère et même de la rage contre son environnement est inhérent à la condition humaine.</p>
<p>Ce que cette maman a à entendre, c’est que la rage que l’enfant va rencontrer n’est pas destructrice, qu’il va survivre à cela et que la mère est là pour que de tels éprouvés puissent être éprouvés, puis métabolisés, pacifiés. Elle n’a pas à redouter la colère que l’enfant, grandissant, pourrait diriger contre elle par instants. Cette colère va se transformer pour autant qu’on lui donne un espace d’expression et qu’on accompagne sa lente transformation en puissance créatrice (par le jeu, par le sport, par l’activité intellectuelle, etc.).</p>
<p><em>J’ai essayé de monter cela à cette maman, notamment en lui disant que, malgré le peu de connaissance que j’avais d’elle, je la considérai comme en mesure de supporter et plus encore de tirer profit de la frustration que j’allais lui infliger. Je ne lui donnerai aucune réponse savante sur le quand, le comment ni le pourquoi on peut frustrer un enfant, que cette question n’appelle aucune réponse possible. Par contre, elle appelle une autre question. Pourquoi faudrait-il redouter le désamour de son bébé ? Ne peut-on faire confiance à la vitalité psychique de ce petit être pour qu’il surmonte, entouré, contenu par une mère bienveillante, la colère qu’il peut légitimement éprouver face à une réponse insatisfaisante ? Je la mettais au fond dans une situation similaire à celle qu’elle redoutait pour son bébé ? Allait-elle succomber à la frustration ou bien accepter de se mettre elle-même à l’épreuve de cette non-réponse, de l’éprouver, de la travailler pour grandir comme mère ? Je lui montrais que j’avais confiance en elle pour entamer ce cheminement. En fin de consultation, elle m’a chaleureusement remercié. Mais je ne saurai jamais vers quoi cette consultation a conduit cette maman. Là, c’est moi qui étais (et suis toujours) frustré.., mais c’est un moteur puissant pour continuer à apprendre de mes patients.</em></p>
<p>Ce qui semble avoir disparu chez certains parents, c’est la possibilité d’une mise en appui sur le doute, sur le défaut de savoir et la légitimité qui fonde ce défaut. C’est cette légitimité qui aurait dû permettre à cette maman de « faire entendre » à l’enfant qu’il avait assurément de bonnes raisons de pleurer, d’être en colère parce qu’aucune réponse ne pouvait l’apaiser7, mais qu’elle était là, présente, pour lui faire sentir que cela n’était pas pour autant destructeur et qu’il saurait progressivement faire avec cette colère, l’apprivoiser.</p>
<p><strong>Être parent et le rapport à la transmission</strong></p>
<p>On ne se débarrasse pas facilement de ce qui nous a été transmis. Ce qui nous est transmis par les générations antérieures l’est à notre corps défendant le plus souvent. Quand ce qui nous est transmis comme postures éducatives nous convient, lorsque nous y adhérons, la déception, ou la souffrance éventuelle liée à la confrontation au réel débouchent souvent sur des révisions, des ajustements éducatifs, une inventivité renouvelée qui favorisent le plus souvent l’adaptation parent/enfant/environnement. Les choses sont plus compliquées lorsque les parents, père et mère, père ou mère, souhaitent se défaire des modèles parentaux qui ont participé à leur propre construction (pour des raisons souvent liées leur souffrance vécue d’enfant). On reçoit fréquemment en consultation des parents qui se font le témoin de ce que ce à quoi ils ont voulu échapper comme parents dans l’éducation de leur enfant, ils le reproduisent malgré eux.</p>
<p><em>Ainsi, Mme M. a-t-elle souffert, enfant, de la sévérité, de la violence morale et physique de ses deux parents. Elle a tout fait dit-elle, pour ne pas ressembler à sa mère, en se montrant présente et attentive à ses enfants, aimante autant qu’elle le pouvait. Mais elle fait l’amer constat qu’elle se voit reproduire par moments des gestes, des paroles qui viennent de sa mère. « Avec Élise (sa fille), je me retrouve au bout du compte à fonctionner comme ma mère alors que j’ai voulu tout faire pour ne pas lui ressembler». Il n’est sans doute pas juste de dire que Mme M. fonctionne comme sa propre mère. La violence dans laquelle elle est prise par moments n’a pas la même ampleur, ni en intensité ni en fréquence, que celle qu’elle a subie, mais elle fait le douloureux constat qu’on ne se débarrasse pas aussi facilement de ce qui nous a été légué à notre corps défendant, et que la volonté pas plus que l’amour pour son enfant ne constituent un rempart suffisant pour nous protéger de ce qui se répète par la transmission.</em></p>
<p>Souvent, lorsqu’on oppose au modèle parental qui nous a fait souffrir comme enfant, un contre-modèle destiné à nous faire échapper comme parent aux parents que nous avons eu, on fabrique à notre insu les conditions de la répétition même.</p>
<p>Si l’on veut échapper aux effets délétères de certaines transmissions, il ne sert à rien de rejeter en bloc ce qui nous a été transmis ou d’imposer à sa volonté un contre-modèle au modèle qui a participé à notre construction. Il faut non rejeter, mais accueillir ce qui nous a été légué par l’éducation pour le mettre au travail, et lentement le refaçonner. Ce qui nous est transmis, qu’on le veuille ou non nous constitue, est une partie de notre être profond, une partie de notre identité. On ne saurait le rejeter sauf à nier une partie de soi-même, à se mutiler au fond.</p>
<p>Par ailleurs, ce qui est transmis n’a pas vocation a priori à se reproduire à l’identique, de sorte qu’il n’y a nulle fatalité à être un « clone » de notre mère ou de notre père. Pour cela, il faut assimiler ce qui nous est transmis, pas le rejeter ou le contrecarrer. Un psychologue un peu oublié de nos jours, Jean Piaget, utilisait une formule biologique assez parlante pour faire comprendre ce qu’est le phénomène de l’assimilation sur le plan psychologique. Lorsque nous mangeons du lapin, disait-il, notre corps ne se transforme pas en lapin, c’est le lapin qui se transforme en notre corps. Eh bien, assimiler ce qui nous est transmis c’est le transformer en quelque chose qui est nous. C’est cette opération (complexe) que futur parent, ou parent, nous devons lentement (rien ne sert de courir…), patiemment (ça, c’est plus difficile à accepter de nos jours) accomplir.</p>
<p>Comment accomplir ce travail d’assimilation ? Peut-être en lisant les chapitres qui suivent, au gré de votre humeur, de vos interrogations, de votre curiosité, sans chercher de réponses clés en main à votre questionnement, sans chercher à vouloir faire taire vos doutes. Ces doutes sont le sel de la vie psychique et ils contiennent bien plus de vertus que vous ne pouvez imaginer.</p>
<p>NOTES<br />
1. C’est-à-dire les modèles qu’ont pu représenter les parents des futurs parents, ce qu’ils ont eu aux yeux de ces futurs parents de positif ou de négatif, ce qu’ils drainent d’amour ou de haine, de légèreté ou de pesanteur. Ainsi, tel père pourra-t-il souhaiter se comporter de façon très différente de ce qu’il a vécu avec son propre père, tel autre au contraire reproduire ce qu’il a plus ou moins idéalisé comme enfant ou adolescent de la posture paternelle ou maternelle. Telle mère cherchera-t-elle à réparer, à travers l’amour qu’elle donne à son enfant, tout ce qu’elle n’a pas reçu de ses propres parents. Nous reviendrons plus bas sur cette question complexe autant que passionnante.<br />
2. Qui, essayant de définir ce qu’est le temps, écrivait : « Quand personne ne me le demande, je le sais. Qu’on vienne à m’interroger là-dessus, je me propose d’expliquer et je ne sais plus » (Confessions, Livre XI, 14, 17).<br />
3. Pour une étude plus complète des déterminants et des conséquences de ce changement, le lecteur intéressé pourra se reporter à deux articles : Gadeau L. (2015). « Vers une société du narcissisme pervers ». Connexions, 2/104, 165-176 ; Gadeau, L. (2015). « Accélération du changement et temporalité psychique : le glissement de l’autorité institutionnelle vers la (dé)responsabilité individuelle ». Dialogue, 2/208, 125-138.<br />
4. Ce qui semble favoriser la fragilité des rites, c’est qu’on ne perçoit leur intérêt ou leur pouvoir structurant qu’après qu’ils aient disparu. Dans la culture occidentale, lorsqu’on est dans la pratique du rite, on ne perçoit pas le bénéfice qu’il engendre, on ne semble percevoir que son aspect contraignant.</p>
<p>5. Rendre compte de ce qu’on entend par parole, ici, est peut-être difficile en quelques mots. Disons qu’il ne suffit pas de prononcer des phrases justes du point de vue grammatical ou simplement compréhensibles pour l’interlocuteur pour qu’il y ait parole. La parole suppose un sens et un effet qui aillent au-delà de l’information délivrée ou reçue. La parole modifie celui qui parle (par le fait d’être engagé dans ce qu’il dit) et/ou celui qui reçoit ce qui est dit (par le fait qu’il entend dans ce qui est dit quelque chose qui dépasse le message intentionnellement adressé). On pourrait faire une différence entre causer et parler. Au bistrot, ça cause (beaucoup même), mais le flot de paroles ne modifie guère celui qui parle, pas davantage le plus souvent que celui qui écoute. Vous pouvez retrouver les mêmes personnes huit jours, quinze jours ou un mois après, elles se disent, accoudées au comptoir, à peu près les mêmes choses, et ne sont nullement modifiées par ce qu’elles disent. Pourquoi ? Parce que ce qu’elles ont à dire n’est pas adressé. C’est dit à qui veut bien l’entendre. Parler suppose au contraire une adresse. Comme pour une lettre, il y a un destinataire. Mais, et c’est là que ça se complique, si le destinataire n’est pas choisi au hasard, c’est qu’il représente un autre destinataire, mais celui-là ignoré (par la conscience) du sujet qui parle.<br />
6. Le mot » frustration » peut paraître un peu fort, mais on en comprendra le sens et la portée si on l’oppose au mot « privation ». La privation concerne le registre des besoins fondamentaux comme l’alimentation, le sommeil, l’attachement, la sécurité psychique, etc. La frustration porte sur un autre registre, celui des désirs (voir le chapitre 2). On ne saurait infliger des privations à un enfant (pas plus qu’à un adulte d’ailleurs). De telles pratiques tomberaient sous le coup de la loi. Ce serait de la maltraitance. La frustration est consubstantielle au désir, elle en constitue une des garanties vitales, parce qu’elle donne des limites à son accès. Ces limites, qui ne sont pas ni des empêchements ni des interdits absolus, donnent sa consistance et sa valeur au désir.<br />
7. Et donc qu’il devait assumer la déception fondamentale liée à sa condition d’humain, à savoir que personne, pas plus la meilleure des mères que toute autre, n’est et ne sera à même de combler en permanence ses attentes, ni apaiser totalement ses souffrances.</p>
<p><strong>DÉTAILS</strong></p>
<p><strong>Être parent aujourd’hui. </strong><br />
<strong>Comment la psychologie peut vous aider au quotidien.</strong><br />
Paris : Editions In Press.</p>
<p><em><strong>Ludovic Gadeau</strong></em><br />
Docteur en psychopathologie<br />
Psychologue clinicien<br />
Psychothérapeute</p>
<p>ISBN/EAN 978-2-84835-426-2</p>
<p><strong>COMMANDE</strong><br />
– <a href="http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/" target="_blank">http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/</a></p>
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		<title>Prise en charge de l&#8217;autisme par l&#8217;équithérapie</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2017 08:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La prise en charge de l&#8217;autisme par l&#8217;équithérapie est une forme de prise en charge de l&#8217;autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval. Le Dr Temple Grandin témoigne des bienfaits [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/prise-en-charge-lautisme-lequitherapie/">Prise en charge de l&rsquo;autisme par l&rsquo;équithérapie</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La <b>prise en charge de l&rsquo;autisme par l&rsquo;équithérapie</b> est une forme de prise en charge de l&rsquo;autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval.</p>
<p>Le <abbr class="abbr" title="Docteur">D<sup>r</sup></abbr> Temple Grandin témoigne des bienfaits du contact avec les chevaux dans son autobiographie <i>Ma vie d&rsquo;autiste</i>, en 1986. L&rsquo;équithérapie est popularisée par le livre et le film <i>L&rsquo;enfant cheval</i>, en 2009, dont l&rsquo;auteur raconte les progrès de son fils autiste pendant un voyage en Mongolie. Depuis, d&rsquo;autres témoignages ont fait état d&rsquo;enfants ayant prononcé leurs premiers mots au contact de chevaux, et différentes études ont porté sur l&rsquo;efficacité de cette prise en charge.<span id="more-215"></span></p>
<p>L&rsquo;application de l&rsquo;équithérapie aux personnes autistes étant récente, les études à son sujet restent limitées, bien qu&rsquo;elles soient considérées comme « prometteuses », et concluent à des réductions cliniquement significatives du handicap dans les domaines de la communication, de la perception, de l&rsquo;attention et de la régulation des émotions. L&rsquo;équithérapie se révèlant bénéfique pour accroître la volonté, réduire l&rsquo;hyperactivité et améliorer l&rsquo;intégration sensorielle, la communauté scientifique s&rsquo;accorde (2016) pour conclure qu&rsquo;elle est la plus efficace des zoothérapies accessibles aux personnes autistes. Elle fait appel à un animal capable de répondre à des besoins particuliers à toutes les formes d&rsquo;autisme, mais n&rsquo;est pas adaptée à toutes les personnes autistes. De plus, les séances sont relativement onéreuses, et peuvent mobiliser beaucoup de ressources humaines.</p>
<p>Cette zoothérapie fait appel à un animal qui partage déjà une longue histoire commune avec l&rsquo;être humain. Le psycho-pédagogue Jean-Pierre Juhel conseille le cheval pour les personnes atteintes de toutes les formes d&rsquo;autisme, des plus sévères aux plus légères, y compris du syndrome d&rsquo;Asperger. Alors que les enfants autistes ont un contact difficile avec leurs pairs et les adultes, ils acceptent et recherchent facilement un contact avec le cheval. D&rsquo;après les témoignages, la personne autiste ressent généralement un profond bien-être lors de ces séances. D&rsquo;après le témoignage d&rsquo;Amélie Tsaag Valren, le cadre thérapeutique n&rsquo;est pas obligatoire pour ressentir des bienfaits en la présence de chevaux. Un contact tactile avec ces animaux (voire leur simple observation) peut suffire pour remédier à l&rsquo;anxiété qu&rsquo;expérimentent souvent les personnes autistes. En revanche, le collectif EgaliTED se montre plutôt hostile à cette prise en charge, qu&rsquo;il classe parmi les <span class="citation">« soins psychiques »</span> en la qualifiant de <span class="citation">« poney pompeusement rebaptisé « équithérapie » »</span></p>
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		<title>Rêve en psychologie analytique</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2016 14:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le rêve est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que « la fonction générale des [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/reve-en-psychologie-analytique/">Rêve en psychologie analytique</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <b>rêve</b> est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que <span class="citation">« la fonction générale des rêves est d&rsquo;essayer de rétablir notre équilibre psychologique à l&rsquo;aide d&rsquo;un matériel onirique qui, d&rsquo;une façon subtile, reconstitue l&rsquo;équilibre total de notre psychisme tout entier. C&rsquo;est ce qu'[il] appelle la fonction complémentaire (ou compensatrice) des rêves dans notre constitution psychique »</span>. En ce sens, le rêve participe <span id="more-217"></span>du développement de la personnalité, en même temps qu&rsquo;il lie le sujet au vaste réservoir imaginaire qu&rsquo;est l&rsquo;inconscient collectif. Selon l&rsquo;analyste Thomas B. Kirsch, <span class="citation">« Jung considère le rêve comme un phénomène psychique naturel et normal, qui décrit la situation intérieure du rêveur [et en fait un] autoportrait spontané, sous forme symbolique, de l&rsquo;état présent de son inconscient »</span>.</p>
<p>La contribution de Jung puis de ses continuateurs, comme Marie Louise von Franz (pour qui le rêve est <span class="citation">« la voix de l&rsquo;instinct humain »</span>) ou James Hillman, à la science des rêves est notable. Carl Gustav Jung a en effet proposé une double lecture, sur le plan de l&rsquo;objet et du sujet, tout en représentant le rêve comme un processus dramatique comportant des phases qui permettent d&rsquo;en éclairer le sens, toujours individuel mais également réductible à des enjeux culturels et universels. Sa méthode d&rsquo;interprétation, l&rsquo;« amplification », autorise ainsi à comparer les messages oniriques aux mythes et aux productions culturelles de toutes les époques. Marie Louise von Franz a, elle, étudié les symboles oniriques dans les rêves, alors que James Hillman s&rsquo;est davantage intéressé à ce que représente cet autre monde pour le rêveur.</p>
<p>Théâtre nocturne des symboles, le rêve est pour Jung une production naturelle de l&rsquo;inconscient, ainsi que le lieu de transformation de la personnalité et la voie vers un devenir que Jung nomme l&rsquo;« individuation ». Le rêve est par conséquent au cœur de la psychothérapie jungienne qui vise, par son étude et par la méthode de l&rsquo;amplification, à rapporter chacun des motifs oniriques à l&rsquo;imaginaire humain, et ainsi à en développer le sens pour le rêveur.</p>
<p>Pour continuer la lecture : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_en_psychologie_analytique">https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_en_psychologie_analytique</a></p>
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		<title>La dépression</title>
		<link>https://www.colomera-thierry.fr/depression-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=depression-2</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 07:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Description Chacun a eu, dans sa vie, plusieurs occasions d’être plus ou moins triste, de traverser des périodes de déprime suivant l’expression populaire. Il est sain que les émotions de la vie courante puissent s’exprimer ainsi. Cependant, quand la « déprime » prend le dessus sur les humeurs habituelles d’une personne et empêche celle-ci de mener une [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/depression-2/">La dépression</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><img class=" size-medium wp-image-197 alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.colomera-thierry.fr/wp-content/uploads/2016/07/depression-300x200.jpg" alt="depression" width="300" height="200" />Description</b></p>
<p>Chacun a eu, dans sa vie, plusieurs occasions d’être plus ou moins triste, de traverser des périodes de déprime suivant l’expression populaire. Il est sain que les émotions de la vie courante puissent s’exprimer ainsi. Cependant, quand la « déprime » prend le dessus sur les humeurs habituelles d’une personne et empêche celle-ci de mener une existence normale, quand les symptômes sont persistants et intenses et que, malgré le temps, rien ne semble s’arranger, alors ce n’est plus de la « déprime », mais plutôt une dépression. La dépression est donc bien plus qu’une tristesse occasionnelle ou que le simple fait « d’avoir les bleus ».</p>
<p>Bien souvent, <span id="more-195"></span>aucun événement précis ne permet d’expliquer l’apparition et la persistance des symptômes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression majeure</b></p>
<p>C’est à sa tristesse quotidienne et durable qu’on reconnaît d’abord la personne déprimée. Le malade se sent seul et désespéré; il n’a plus d’intérêt pour son entourage, il se sent isolé, fatigué et il pleure facilement.</p>
<p>À ces signes extérieurs de dépression, il faut ajouter la culpabilité et la dépréciation de soi-même. La personne déprimée peut devenir très critique envers elle-même et s’accuser de tous les torts, elle se sent très coupable. En conséquence, elle se dévalorise sévèrement et perd l’estime d’elle-même. Il y a une importante perte d’intérêt pour tout ce qui l’intéressait jusque-là. Son intérêt sexuel est souvent diminué ou absent. La personne déprimée n’a plus de plaisir. Elle présente par moments des idées de mort et de suicide.</p>
<p>La personne très déprimée pourra subir une perte d’appétit importante ainsi qu’une perte de poids substantielle. Le malade souffrira sévèrement d’insomnie et d’un ralentissement général de toutes ses activités. La personne très déprimée doit faire un effort surhumain pour chaque activité de la vie : se lever, manger et même parler semblent au-delà de ses forces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression réactionnelle</b></p>
<p>La dépression réactionnelle, ou pour certains « secondaire », qui se caractérise également par une humeur dépressive disproportionnée, intervient en général après une expérience particulièrement pénible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression psychotique</b></p>
<p>Ce type de dépression présente en général plusieurs caractéristiques de la dépression majeure. On la différencie de cette dernière par l’intensité de certains symptômes et par la présence de caractéristiques psychotiques.</p>
<p>La dépression psychotique se reconnaît donc par de fausses croyances ou le fait d’entendre des voix. Le malade peut être accablé de pensées qui le font se sentir exagérément indigne de vivre, coupable d’une telle indignité ou alors, il pourra se sentir persécuté. Ces sentiments d’indignité, de culpabilité et de persécution, bien que non fondés en réalité, sont si intenses que le suicide peut sembler la seule solution.<br />
<b>Symptômes</b></p>
<p>Certaines maladies physiques peuvent avoir des symptômes semblables à ceux de la dépression. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;en présence d’une dépression, un bilan de santé et un examen médical devraient être faits.</p>
<p><b>Manifestations visibles :</b></p>
<ul>
<li>Irritabilité excessive</li>
<li>Déprime ou tristesse permanente (envie de pleurer fréquemment)</li>
<li>Inquiétude excessive</li>
<li>Difficulté à prendre des décisions</li>
<li>Perte d’intérêt et de plaisir pour toute activité</li>
</ul>
<p><b>Symptômes physiques :</b></p>
<ul>
<li>Troubles de l’appétit : perte ou gain d’appétit et/ou de poids</li>
<li>Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie</li>
<li>Agitation ou ralentissement</li>
<li>Diminution de la concentration ou de la mémoire</li>
<li>Diminution ou perte d’intérêt sexuel</li>
<li>Fatigue ou manque d’énergie</li>
</ul>
<p><b>Symptômes subjectifs :</b></p>
<ul>
<li>Dépréciation, dévalorisation et perte d’estime de soi</li>
<li>Sentiment d’indignité et de persécution ou culpabilité excessive</li>
<li>Difficulté de concentration ou indécision</li>
<li>Sentiment d’isolement et de solitude</li>
<li>Pensées récurrentes de mort ou de suicide</li>
</ul>
<p><b>Changements de comportement :</b></p>
<ul>
<li>Retrait ou dépendance sociale</li>
<li>Masques</li>
<li>Négation ou résistance</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Causes</b></p>
<p>La dépression est une maladie complexe ayant de nombreuses causes génétiques, psychologiques et sociales. Toutefois, les résultats et analyses de récentes études suggèrent que la dépression est fondamentalement un trouble cérébral, souvent déclenché par des événements extérieurs.</p>
<ul>
<li>Certains facteurs génétiques jouent un rôle dans la création du déséquilibre chimique dans le cerveau d’une personne lorsqu’elle vit une dépression.</li>
<li>La perte d’un être cher, tout autant que la détérioration d’un statut professionnel (par exemple la perte d’un emploi) ou des relations conjugales, entraînant une diminution de l’estime de soi, peuvent être des facteurs déclenchant une dépression.</li>
</ul>
<p>Une maladie physique peut très bien conduire à la dépression une personne jusque-là très active. La dépression complique alors la maladie physique qui, en s’aggravant, empire la dépression.</p>
<p><b>Prévenir et soigner</b></p>
<p>La dépression est une maladie qui ne doit jamais être prise à la légère. Par conséquent, il est important de consulter un médecin dès les premiers symptômes afin de recevoir un diagnostic rapidement. Certaines maladies physiques peuvent avoir des symptômes semblables à ceux de la dépression. C’est pour cette raison qu’en présence d’une dépression, un bilan de santé et un examen médical devraient être faits.</p>
<p>La première personne à qui vous devriez parler de vos symptômes est votre médecin de famille qui saura prendre les mesures nécessaires. Sachez que la dépression, si elle est bien diagnostiquée, est une maladie qui se traite facilement et assez rapidement. Non traitée, elle peut s’aggraver et même conduire au suicide. La combinaison de psychothérapie et d’antidépresseurs est sans doute la meilleure formule thérapeutique.</p>
<p>Sachez aussi que l’hospitalisation est rarement nécessaire lors du traitement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La psychothérapie</b></p>
<p>La psychothérapie permet de travailler les aspects psychologiques et sociaux qui pourraient être reliés à l’épisode dépressif.</p>
<p>Plusieurs types de psychothérapies sont possibles, mais deux d’entre eux se sont avérés scientifiquement efficaces pour le traitement de la dépression : la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie interpersonnelle.</p>
<ul>
<li><b>La thérapie cognitivo-comportementale </b></li>
</ul>
<p>La thérapie cognitivo-comportementale, très structurée, est considérée comme un traitement à court terme, très orienté sur le moment présent. Elle vise à changer les pensées dysfonctionnelles qui accompagnent la dépression et qui peuvent effectivement déclencher ou perpétuer des épisodes dépressifs. Cette thérapie peut procurer une aide efficace aux personnes qui souffrent de dépression légère ou modérée. Elle peut également contribuer à prévenir les rechutes. Une distorsion des schémas de pensée perturbe ce que la personne pense d’elle-même, de ses relations avec les autres et de son rapport avec le monde en général. Au cours de la thérapie cognitivo-comportementale, ces distorsions des schémas de pensée sont identifiées et de nouveaux schémas sont élaborés. Des exercices sont proposés au patient pour qu’il mette en pratique ces nouveaux schémas. La thérapie cognitivo-comportementale est intensive et comporte une vingtaine de séances à raison d’une séance par semaine; le traitement dure habituellement de cinq à six mois.</p>
<ul>
<li><b>La thérapie interpersonnelle </b></li>
</ul>
<p>C’est une thérapie à court terme qui vise à atténuer les symptômes de dépression. L’hypothèse de départ est que la majorité des personnes déprimées ont des relations interpersonnelles perturbées.<br />
Cela fait partie de la maladie. Les thérapeutes qui emploient cette technique croient que si on peut résoudre les difficultés qui marquent ces relations interpersonnelles, on peut aussi stabiliser les symptômes de dépression. Dans la thérapie interpersonnelle, le thérapeute se concentrera avec la personne sur l’amélioration de l’un des aspects suivants, habituellement en se centrant sur celui qui est le plus problématique :</p>
<ul>
<li>Le chagrin ou le deuil</li>
<li>L’adaptation à un nouveau rôle</li>
<li>Les tensions interpersonnelles (exemple : conflit permanent avec un collègue de travail)</li>
<li>Les déficits interpersonnels (un manque d’habiletés de communication qui nuit sur le plan relationnel)</li>
</ul>
<p>Règle générale, la thérapie interpersonnelle s’effectue au rythme d’une séance par semaine pendant environ 16 semaines. Elle peut se poursuivre par des séances de rappel mensuelles jusqu’à ce que la personne n’en ressente plus le besoin. Elle est aussi efficace que les antidépresseurs dans le cas de dépressions légères ou modérées.</p>
<ul>
<li><b>Les antidépresseurs</b></li>
</ul>
<p>Les antidépresseurs permettent la normalisation des neurotransmetteurs et aident à retrouver rapidement, normalement entre deux et trois semaines, le sommeil, l’appétit, un regain d’énergie, du plaisir et des pensées positives.</p>
<p>Les antidépresseurs ne créent aucune dépendance, contrairement à la croyance populaire. La médication doit être prescrite pour une période d’environ quatre à six mois pour minimiser le risque de rechute. Par contre, le traitement biologique devra être prolongé si les troubles dépressifs persistent.</p>
<p>Des études indiquent qu’on peut obtenir de meilleurs résultats si l’utilisation des antidépresseurs s’accompagne d’une thérapie interpersonnelle.</p>
<ul>
<li><b>La luminothérapie</b></li>
</ul>
<p>Dans le cas de dépression saisonnière, le médecin pourra prescrire un traitement de luminothérapie, qui utilise une lumière spéciale agissant comme stimulant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Que faire si un proche souffre de dépression ?</b></p>
<p>Soyez à l’écoute de la personne déprimée qui pourra alors partager les sentiments qu’elle ressent.</p>
<ul>
<li>Encouragez la personne déprimée à consulter d’abord son médecin et, au besoin, un spécialiste de la dépression.</li>
<li>Soyez patient avec la personne déprimée. Comme elle se dévalorise déjà beaucoup, elle est donc plus sensible à la critique.</li>
<li>Soyez compréhensif face à son retrait de ses activités habituelles. Elle manque à la fois de motivation et d’énergie.</li>
<li>En somme, votre compréhension et votre empathie ne peuvent que contribuer au rétablissement de la personne déprimée.</li>
<li>Et surtout, rassurez-la. Aussi désespérante que puisse lui paraître sa situation, elle n’est pas désespérée. <b><i>On peut guérir d’une dépression</i></b><b> </b></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Psychothérapeute au domicile du patient</title>
		<link>https://www.colomera-thierry.fr/psychotherapeute-au-domicile-du-patient/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=psychotherapeute-au-domicile-du-patient</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2015 08:56:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Chaque professionnel intervenant dans le maintien à domicile est tenu, à son niveau de compétence, d’observer une obligation de réserve ou de secret professionnel. En effet, chacun va entrer dans l’intimité du domicile ou de la personne et il est essentiel que ce qui se passe ou se dit au domicile ne soit pas divulgué [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/psychotherapeute-au-domicile-du-patient/">Psychothérapeute au domicile du patient</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque professionnel intervenant dans le maintien à domicile est tenu, à son niveau de compétence, d’observer une obligation de réserve ou de secret professionnel.</p>
<p>En effet, chacun va entrer dans l’intimité du domicile ou de la personne et il est essentiel que ce qui se passe ou se dit au domicile ne soit pas divulgué sauf dans le cadre d’un partage d’informations limité au strict nécessaire entre les différents intervenants pour un même bénéficiaire.</p>
<p>L’intervenant devra<span id="more-176"></span> :</p>
<ul>
<li>s’efforcer d’établir une relation de confiance et de dialogue avec la personne aidée et son entourage familial et social,</li>
</ul>
<ul>
<li>solliciter son accord sur l’action à entreprendre et sa collaboration, l’essentiel étant de “faire avec et non à la place”,</li>
</ul>
<ul>
<li>adopter une attitude générale de respect impliquant réserve et discrétion à tout moment de l’intervention : respect de la personne, de ses droits fondamentaux, respect de ses biens, respect de son espace de vie privée, de son intimité, respect de sa vie privée, respect de sa culture, de son choix de vie.</li>
</ul>
<p>Il est essentiel de témoigner à la personne âgée et/ou handicapée en perte d’autonomie bienveillance et compréhension en évitant tout ce qui pourrait blesser son amour propre. Il est du devoir de chacun d’être attentif au bien-être du bénéficiaire et au respect de son mode de vie dans les limites du contrat d’engagement</p>
<p>Le travail du psychothérapeute au domicile est singulier comme spécifique et pluriel comme multiple. L’accompagnement ou le soutien psychologique est singulier dans sa réalisation auprès de la personne malade et il devient pluriel auprès de son entourage. Les temps d’écoute se déroulent à deux, à trois…, ils sont singuliers-pluriels.</p>
<p>Par ailleurs, quelques soient les références théoriques du psychothérapeute entendez par là ce avec quoi il pense ce que l’autre dit et ne dit pas, une nécessaire adaptation de sa pratique s’annonce quand il écoute l’autre dans son univers familier.</p>
<p>L’espace peut devenir public par le passage des amis, des voisins, des infirmiers, des aides à domicile, du kiné, du médecin&#8230;</p>
<p>Les entretiens peuvent débuter classiquement et peuvent finir à plusieurs : le conjoint est rentré du travail et veut livrer une information importante, les enfants sont de retour de l’école, le médecin n’a pas pu venir à un autre moment et en profite pour discuter auprès du patient avec nous de la pertinence d’un traitement psychotrope…</p>
<p>Comment parmi ce collectif préserver un lieu et un temps duel au patient ? Il nous faut « bricoler » un espace et un temps où la parole puisse quitter le champ social et familier qui permette au patient une élaboration psychique, c’est à dire tenter de donner du sens à ce qui lui arrive. Cela nous semble parfois relever de l’exploit !</p>
<p>Dans l’intimité de son cabinet ou de son bureau, c’est le psychothérapeute qui assigne sa place à celui qui vient le consulter. Ici, les rôles sont inversés : nous sommes invités à nous installer à tel endroit, parfois peu confortable. Il s’instaure pour certains patients une ritualisation de nos visites dans les temps qu’ils nous allouent : « venez après le kiné je suis mieux réveillé et mieux installé au fauteuil », « surtout passez après ma toilette, je suis plus à l’aise pour vous recevoir », dans les places qu’ils nous désignent pour nous asseoir : le bout du lit, le canapé du salon, la chaise …</p>
<p>Après une première rencontre au domicile, le rythme des visites s’effectue en fonction des consultations hospitalières, des séances de chimiothérapie, des visites du médecin, de l’IDE, du kiné et surtout de l’état du patient, de son asthénie et de sa possibilité de rentrer en relation.</p>
<p>Un autre phénomène vient heurter le cadre traditionnel de notre exercice. Dans sa pratique clinique habituelle le psychologue ne sait du patient que ce qu’il veut bien en dire.</p>
<p>Au domicile, Plurielles sont les informations livrées sur lui, sans qu’elles soient portées par le langage : le décor, les objets, les meubles, les photos…Ce fait ne doit pas être ignoré du psychothérapeute mais analysé. Est-ce une aide ou une gêne pour nous ? Quelle(s) incidence(s) sur notre neutralité nécessaire dans ce temps d’écoute et de soutien à l’autre ?</p>
<p>Que faire de ces informations qui peuvent induire chez le psychothérapeute des questions sur l’organisation et l’histoire familiales ? Les verbaliser auprès du patient ou attendre qu’elles surgissent au cours d’un entretien ? Une seule et unique réponse à cette spécificité du domicile n’existe pas. Chaque psychothérapeute devra dans cette rencontre toujours particulière à l’autre y trouver réponse.</p>
<p>La confidentialité du suivi psychologique au domicile ne peut exister puisque nous voyons les proches, nous croisons les autres intervenants ce qui n’est pas le cas dans l’exercice libéral et institutionnel où l’entourage peut rester dans l’ignorance de ce suivi. Nous pouvons nous aider de la pratique en clinique infanto-juvénile pour repérer les incidences éventuelles de cette non confidentialité sur le travail psychique engagé avec le patient. Par exemple, il nous faut compter sur la confiance que nous accordent les parents pour que l’enfant s’autorise à un travail psychique, penser l’élaboration psychique de l’enfant dans une relation triangulaire….</p>
<p>De plus, nous devons partager des informations utiles avec les autres acteurs de soin et l’équipe de coordination du réseau. C’est la notion de « secret partagé » qui est une pratique habituelle pour les psychologues institutionnels mais nouvelle pour les libéraux.</p>
<p>L’information utile est celle qui sert l’amélioration de la qualité de la prise en charge du patient et de son entourage.</p>
<p>Pour ce faire, le temps de présence du psychothérapeute au domicile est parfois temps de remise en circulation d’une parole dans la famille, une parole, parfois entravée par la maladie et le pronostique. Il ré-initie une certaine mobilité psychique dans les échanges familiaux.</p>
<p>Nous accordons une place particulière aux familles avec des enfants ou des adolescents. Il s’agit d’éviter à l’enfant ou l’adolescent des ruptures traumatiques et de les aider dans l’élaboration de l’épreuve qu’ils ont à vivre. Il nous faut leur permettre de maintenir le lien ou de renouer le dialogue avec ses parents. Nous devons favoriser l’expression de leur vécu et des sentiments qui les traversent, permettre qu’une information médicale adaptée leur soit offerte, et soutenir la parentalité. Les adultes se préoccupent de plus en plus de ce qu’il faut</p>
<p>dire à l’enfant et comment le dire. L’accompagnement des enfants se fait très souvent à travers les adultes qu’ils connaissent et les sécurisent. Nous pouvons expliquer aux parents que le temps des enfants et le leur n’est pas basé sur les même rythmes .L’enfant peut être tenu informé du diagnostic et des traitements. La communication devient généralement plus difficile quand l’état de santé du parent se dégrade et que le pronostic vital est engagé. Il est nécessaire de favoriser le maintien d’une relation de confiance avec l’adulte, de ne pas écarter les enfants d’une réalité douloureuse, de les autoriser à ressentir du chagrin, de la détresse et de l’injustice tout comme et en même temps que les adultes</p>
<p>Nous nous substituons jamais aux parents, nous leur permettons de tenir une place fondatrice dans le devenir de leur enfant pour qu’ils puissent expliquer au rythme de leur enfant , en tenant compte de leur âge , de ce qu’ils peuvent entendre et comprendre ce qui survient dans la famille. Vivre des émotions, des sentiments même contradictoires au même moment que les adultes aident les enfants à se repérer et à intégrer ce qui survient</p>
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		<title>Les différents métiers liés à la pathologie mentale</title>
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		<pubDate>Sat, 02 May 2015 09:17:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il est parfois compliqué de faire la différence entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute. Dans le langage courant ces trois métiers sont appelés sans différenciation des psys. Qu&#8217;en est-il exactement ? Est-ce les mêmes formations ? Ont-ils les mêmes objectifs ? Le psychiatre Le psychiatre est un médecin ayant reçu une formation en psychiatrie. Le psychiatre intervient [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/les-differents-metiers-lies-pathologie-mentale/">Les différents métiers liés à la pathologie mentale</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est parfois compliqué de faire la différence entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute. Dans le langage courant ces trois métiers sont appelés sans différenciation des psys. Qu&rsquo;en est-il exactement ? Est-ce les mêmes formations ? Ont-ils les mêmes objectifs ?<span id="more-153"></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le psychiatre</span></strong></p>
<p>Le psychiatre est un médecin ayant reçu une formation en psychiatrie. Le psychiatre intervient le plus souvent pour des personnes ayant des troubles mentaux nécessitant l&rsquo;administration de médicaments. Le psychiatre, contrairement au psychologue, peut en effet prescrire des médicaments.<br />
Le psychiatre est rattaché à l&rsquo;ordre des médecins. Son titre est protégé par la loi.<br />
Le psychiatre s&rsquo;inscrit dans une démarche catégorielle, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il va plutôt regrouper des symptômes afin de poser un diagnostic permettant d&rsquo;identifier une catégorie de troubles mentaux. La dimension dynamique n&rsquo;est pas pour autant négligée par le psychiatre.<br />
Attention : consulter un psychiatre ne signifie pas forcément que l&rsquo;on souffre de troubles mentaux graves ou qu&rsquo;il prescrira forcement des médicaments.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Psychothérapeute</span></strong></p>
<p>On peut définir le psychothérapeute comme étant celui ou celle qui offre des services de psychothérapie, après une solide formation aux techniques thérapeutiques.</p>
<p>Une psychothérapie est une pratique essentiellement psychologique qui permet d&rsquo;obtenir des soins, de l&rsquo;aide et/ou un soutien face à des situations ou symptômes.<br />
<span style="text-decoration: underline;">Depuis le 20 mai 2010, le titre de psychothérapeute est protégé</span>. Désormais, seuls les docteurs en médecine et les titulaires d&rsquo;un master en psychologie ou d&rsquo;un master en psychanalyse ayant accompli une formation complémentaire en psychopathologie, complété par un stage conventionné de 5 mois peuvent obtenir le statut de psychothérapeute.</p>
<p>L&rsquo;ARS (Agence Régionale de Santé) leur remettra alors un numéro Adeli.(comme pour les médecins)</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le psychologue</span></strong></p>
<p>Le psychologue est une personne ayant suivi un cursus de psychologie dans une université ou une école privée sous contrat avec l&rsquo;état. Le cursus comprend 5 ans de formation en sciences humaines et psychologie (Master II et mémoire validé). Le titre de psychologue est un titre protégé par la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985.<br />
Le travail du psychologue est de mettre en évidence et d&rsquo;expliquer des troubles, situations, comportements ou symptômes, gênants pour une personne, en les inscrivant dans l&rsquo;histoire du patient de façon dynamique, c&rsquo;est à dire, en tenant compte du fonctionnement de la personne.<br />
Il n’est pas formé aux techniques thérapeutiques contrairement au psychothérapeute.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le Psychopraticien</span></strong></p>
<p>Toute personne ne réunissant pas les conditions pour être psychothérapeute, doit utiliser l&rsquo;appellation de &laquo;&nbsp;praticien en psychothérapie&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;psychopraticien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il apparait dans les soins « non réglementés » et n’est pas considéré comme un soin médical ou para médical.</p>
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		<title>La dépression</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2015 13:25:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La dépression (également appelée dépression caractérisée, dépression clinique ou dépression majeure) est un trouble mental caractérisé par des épisodes de baisse d’humeur accompagnée d&#8217;une faible estime de soi et d&#8217;une perte de plaisir ou d’intérêt dans des activités habituellement ressenties comme agréables par l&#8217;individu. Cet ensemble de symptômes (ou syndrome) est individualisé et classifié dans [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/depression/">La dépression</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La <b>dépression</b> (également appelée <b>dépression caractérisée</b>, <b>dépression clinique</b> ou <b>dépression majeure</b>) est un trouble mental caractérisé par des épisodes de baisse d’humeur accompagnée d&rsquo;une faible estime de soi et d&rsquo;une perte de plaisir ou d’intérêt dans des activités habituellement ressenties comme agréables par l&rsquo;individu.</p>
<p>Cet ensemble de symptômes (ou syndrome) est individualisé et classifié dans le groupe des <span id="more-148"></span>troubles de l’humeur dans le manuel diagnostique de l&rsquo;Association américaine de psychiatrie en 1980.</p>
<p>Le terme de « dépression » est cependant ambigu ; il est en effet parfois utilisé pour décrire d&rsquo;autres troubles de l&rsquo;humeur ou d&rsquo;autres types de baisse d&rsquo;humeur moins significatifs qui ne sont pas des dépressions proprement dites. La dépression est une condition handicapante qui peut retentir sur le sommeil, l&rsquo;alimentation et la santé en général avec notamment un risque de suicide, ainsi que sur la famille, la scolarité ou le travail.</p>
<p>Aux États-Unis, approximativement 3,4 % des individus dépressifs sont morts par suicide et plus de 60 % des individus qui se sont suicidés souffraient de dépression ou d&rsquo;un autre trouble de l&rsquo;humeur<sup>[</sup><sup>1]</sup>.</p>
<p>Le diagnostic de la dépression se base sur plusieurs éléments : le ressenti personnel rapporté par le patient, le comportement perçu par son entourage et le résultat d&rsquo;un examen psychologique. Il n&rsquo;existe aucun examen complémentaire pour le diagnostic de dépression, mais les médecins en prescrivent généralement pour dépister d&rsquo;autres maladies qui peuvent causer des symptômes similaires. La période de prévalence la plus élevée se situe entre 20 et 30 ans, avec un pic plus tardif entre 30 et 40 ans</p>
<p>Une retraite mal préparée, une vieillesse mal vécue peuvent amener à la dépression <span style="text-decoration: underline;"><sup>[]</sup></span></p>
<p>Les patients sont habituellement traités avec un médicament antidépresseur et, dans la plupart des cas, suivent une psychothérapie. L&rsquo;hospitalisation peut s&rsquo;avérer nécessaire dans le cas d&rsquo;auto-négligence, s&rsquo;il existe un risque significatif de suicide ou pour la sécurité de l&rsquo;entourage.</p>
<p>La durée de la dépression est grandement variable, pouvant aller d&rsquo;un épisode unique de quelques semaines à une longue période d&rsquo;épisodes dépressifs prolongés et répétés (dans ce cas, il s&rsquo;agit de <b>dépression récurrente</b> ou <b>trouble unipolaire</b>, parfois improprement appelée <b>dépression unipolaire</b>).</p>
<p>Les individus souffrant de dépression ont une espérance de vie raccourcie par rapport aux autres individus, en partie à cause d&rsquo;une plus grande susceptibilité à d&rsquo;autres maladies et au risque de suicide. Les patients actuellement ou anciennement dépressifs sont parfois stigmatisés.</p>
<p>Au travers des siècles, la connaissance de la nature et des causes de la dépression a évolué, bien que sa compréhension soit à ce jour incomplète et encore sujette à discussion. Les causes qui ont pu être proposées incluent des facteurs psychologiques, psychosociaux, héréditaires, évolutionnistes et biologiques.</p>
<p>L&rsquo;utilisation à long terme et l&rsquo;abus de certains médicaments et substances peuvent favoriser ou aggraver les symptômes dépressifs. Les psychothérapies peuvent se baser sur les théories de la personnalité, de la communication interpersonnelle, et de l&rsquo;apprentissage. La plupart des théories biologiques se concentrent sur des neurotransmetteurs, des molécules naturellement présentes dans le cerveau et qui permettent la communication entre les neurones. Les neurotransmetteurs de type monoaminergique comme la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine sont plus particulièrement étudiés.</p>
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		<title>Psychothérapeute dans un service de rééducation</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 13:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Être psychothérapeute dans le service de Cardiologie au centre de rééducation « La Pinède »   Apprendre qu’il est atteint d’une maladie grave, et notamment dans le domaine cardiologique, plonge le patient dans une profonde anxiété, un sentiment d’injustice et une rupture identitaire massive. Celui-ci devra alors tenter de s’approprier l’évènement déclencheur pour pouvoir penser sa maladie, [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/psychotherapeute-service-reeducation/">Psychothérapeute dans un service de rééducation</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b><i><span style="text-decoration: underline;">Être psychothérapeute dans le service de Cardiologie au centre de rééducation « La Pinède »</span></i></b></p>
<p align="center"><b><i><span style="text-decoration: underline;"> </span></i></b></p>
<p>Apprendre qu’il est atteint d’une maladie grave, et notamment dans le domaine cardiologique, plonge le patient dans une profonde anxiété, un sentiment d’injustice et une rupture identitaire massive.</p>
<p>Celui-ci devra alors tenter de s’approprier l’évènement déclencheur pour pouvoir penser sa maladie, restructurer son image corporelle ; se penser quoi…</p>
<p>C’est dans ce travail d’élaboration de la maladie avec le sujet que le psychothérapeute trouve sa spécificité au sein d’un service de cardiologie.<span id="more-144"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La maladie cardiaque est une maladie grave à pronostic potentiellement létal et l’entrée dans cette maladie se fait dans un contexte de crise morale.</p>
<p>De ce fait le psychothérapeute peut, en instaurant un cadre thérapeutique suffisamment contenant, aider le patient souffrant de maladie cardiaque à laisser s’exprimer son anxiété, son mal être, ses difficultés et lui permettre de se remettre à penser ;penser sa maladie et se penser, tout en respectant ses mécanismes défensifs.</p>
<p>La prise en charge psychologique vise une appropriation, une acceptation, par le patient, de sa maladie.</p>
<p>Une des spécificités des maladies cardiaques, tient au fait que celles-ci sont chroniques ; cet événement signe l’entrée dans une maladie qui durera toute la vie, pouvant occasionner un degré variable d’invalidité, nécessitant une rééducation et toutes ses obligations (contrôles médicaux, tests prescriptions médicales etc …).</p>
<p>Ainsi, l’entrée brutale dans une maladie chronique à pronostic létal correspond à une rupture biographique. Cette notion permet une focalisation sur le passage de l’avant et après maladie.</p>
<p>Elle place le malade dans une position temporelle différente, du fait de la présence permanente, incessante et perpétuelle de la maladie, dont seul « le travail de la maladie » effectué par le patient, dans le cadre de sa rééducation psychologique, permettra de retrouver une image identitaire rassurante.</p>
<p>Dans ce cadre, le rôle du psychothérapeute sera de les aider à mobiliser leurs ressources psychiques et de leur permettre de s’approprier cet évènement déclencheur (accident cardiaque), d’élaborer,  à partir de ce qui est perçu comme injuste et/ou impossible, une stratégie donnant sens et signification à la maladie.</p>
<p>De cette manière, l’affection chronique peut devenir « la maladie du malade ».</p>
<p>Dans sa position de « non savoir », le psychothérapeute peut accompagner et autoriser cette élaboration personnelle autour de l’évènement « maladie », en restituant au patient la « propriété » en quelque sorte de l’affection.</p>
<p>Ainsi le malade peut réécrire son histoire de vie à la lumière de ce qui leur est arrivé.</p>
<p>Un des autres aspects du travail d’élaboration autour de la maladie est l’inscription historique de celle-ci. Il pourra s’agir par exemple de permettre au patient de localiser dans son histoire de vie l’événement « arrivée de la maladie » et ainsi de lui laisser une place dans son histoire ou « d’historiser » la maladie qui se réfère  à un processus de prise de sens de la maladie par rapport à l’histoire propre du sujet.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, cette maladie chronique reste un choc qui marque souvent une rupture identitaire : le patient passe d’un statut d’individu bien portant à un statut de malade cardiaque.</p>
<p>Cette rupture identitaire et de l’image de soi trouve parfois son corollaire dans des stigmates physiques (cicatrice verticale sur le torse qui rappelle sans cesse, la souffrance de la maladie et la lourdeur de la maladie et de l’opération.</p>
<p>Face à cette rupture identitaire, un nouveau rôle est assigné au patient :le rôle de malade, souvent exigé par l’institution hospitalière, le corps médical et même la famille. Selon cette conception, la personne malade renonce à ses autres rôles sociaux (professionnels, familiaux etc…) ; elle est motivée pour guérir, et coopère avec l’institution médicale.</p>
<p>Ainsi, en plus du choc infligé au sentiment de continuité identitaire, l’arrivée de la maladie entraine des attentes sociales, en termes de rôle et d’attitudes (soumission à l’autorité médicale etc…).</p>
<p>Tous ses éléments apparaissent comme étant ni plus ni moins des mécanismes de déstructuration de l’identité. Les patients peuvent exprimer qu’ils ne sont plus les même, qu’ils ont changé ou même qu’ils ne se reconnaissent plus.</p>
<p>Il semble alors essentiel de les accompagner  dans une réflexion autour  de leur sentiment identitaire et de mettre en exergue ce qui fonde réellement leur identité et les changements induits par la maladie.</p>
<p>Le rôle du psychothérapeute pourrait ainsi être de les encourager à mettre en mots, les remaniements identitaires inhérents à la survenue de la maladie.</p>
<p>En d’autres termes, offrir au patient, un espace dans lequel il pourra exprimer une plainte, élaborer une stratégie autour des pertes de sa vie quotidienne, de relativiser, de penser à des dérivés palliatifs et donc ainsi envisager une éventuelle amélioration de leurs capacités.</p>
<p>La reconstruction identitaire inhérente au travail de la maladie peut aussi s’effectuer grâce au processus de changement de valeurs.</p>
<p>L’entrée brutale dans la maladie cardiaque marque un changement dans la manière de percevoir les évènements de la vie.</p>
<p>Ainsi bon nombre de patients expriment ce phénomène de changement de valeurs, notamment en termes d’importance jusqu’alors accordée au travail, à l’argent, la réussite sociale ou la manière de mener sa vie (toujours préssé par ex).</p>
<p>Beaucoup de patients constatent ces changements alors que d’autres expriment le besoin de s’occuper d’avantage d’eux même.</p>
<p>Le dernier objectif de ce travail d’élaboration de la maladie, va permettre au sujet une réappropriation de leur corps.</p>
<p>Cependant, il semble important, en entament ce travail, de respecter les mécanismes de défense des patients ; notamment du déni et du refoulement.</p>
<p>En effet, il est essentiel d’éviter tout acharnement psychothérapeutique ou relationnel. Il convient de respecter le temps du patient.</p>
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		<item>
		<title>La psychothérapie</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Sep 2013 13:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Colomera]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>la psychothérapie est une activité réservée par la loi* depuis le 20 Mai 2010 ce qui signifie que seules les personnes  détenteurs du titre de psychothérapeute, peuvent la pratiquer. Les personnes qui exercent ou prétendent exercer la psychothérapie sans y être autorisées pourraient être poursuivies pour exercice illégal. La psychothérapie est un traitement dont l’efficacité [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/psychotherapie/">La psychothérapie</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>la psychothérapie est une activité réservée par la loi* depuis le 20 Mai 2010 ce qui signifie que seules les personnes  <strong>détenteurs du titre de psychothérapeute</strong>, peuvent la pratiquer.</p>
<p>Les personnes qui exercent ou prétendent exercer la psychothérapie sans y être autorisées pourraient être poursuivies pour<span id="more-92"></span> exercice illégal.</p>
<p>La psychothérapie est un traitement dont l’efficacité est reconnue.</p>
<p>En adoptant la loi qui encadre cette activité, le gouvernement a voulu mieux protéger le public contre des personnes qui ne possèderaient pas les compétences pour cette pratique et qui pourraient causer, malheureusement, bien des dommages.</p>
<h1>Qu est ce que la Psychothérapie</h1>
<p>La psychothérapie est un traitement qui vise à soulager une souffrance ou une difficulté de nature psychologique.</p>
<p>Elle peut s’adresser à toute personne (enfant, adolescent et/ou adulte) désireuse d’effectuer des changements significatifs dans sa vie, afin de se sentir mieux.</p>
<p>Cela peut se faire en suscitant  des changements de comportements, d’émotions ou d’habitudes, en aidant la personne à trouver des réponses à ses questions, à faire des choix difficiles, à comprendre et/ou à mieux vivre une situation délicate et complexe.</p>
<p>Une psychothérapie se fait dans un lieu et à un moment privilégiés et protégés qui favorisent la mobilisation de toutes les forces de l’individu, lui permettant de faire face aux difficultés qu’il rencontre : somatiques, comportementales, relationnelles ou émotionnelles.</p>
<p>Dans la confidentialité de l’espace psychique, il s’agit pour la personne de retrouver le sens qu’elle veut donner à sa vie et l’intégration qu’elle en fait pour réaliser sa place personnelle dans le social. La psychothérapie touche en profondeur notre histoire personnelle permettant un nouveau départ vers une vie plus en accord avec nos besoins, nos désirs et nos aspirations profondes.</p>
<p>Une psychothérapie c’est l’appropriation de son histoire et de sa légende personnelles.</p>
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