La prise en charge de l’autisme par l’équithérapie est une forme de prise en charge de l’autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval.
Le Dr Temple Grandin témoigne des bienfaits du contact avec les chevaux dans son autobiographie Ma vie d’autiste, en 1986. L’équithérapie est popularisée par le livre et le film L’enfant cheval, en 2009, dont l’auteur raconte les progrès de son fils autiste pendant un voyage en Mongolie. Depuis, d’autres témoignages ont fait état d’enfants ayant prononcé leurs premiers mots au contact de chevaux, et différentes études ont porté sur l’efficacité de cette prise en charge.
L’application de l’équithérapie aux personnes autistes étant récente, les études à son sujet restent limitées, bien qu’elles soient considérées comme « prometteuses », et concluent à des réductions cliniquement significatives du handicap dans les domaines de la communication, de la perception, de l’attention et de la régulation des émotions. L’équithérapie se révèlant bénéfique pour accroître la volonté, réduire l’hyperactivité et améliorer l’intégration sensorielle, la communauté scientifique s’accorde (2016) pour conclure qu’elle est la plus efficace des zoothérapies accessibles aux personnes autistes. Elle fait appel à un animal capable de répondre à des besoins particuliers à toutes les formes d’autisme, mais n’est pas adaptée à toutes les personnes autistes. De plus, les séances sont relativement onéreuses, et peuvent mobiliser beaucoup de ressources humaines.
Cette zoothérapie fait appel à un animal qui partage déjà une longue histoire commune avec l’être humain. Le psycho-pédagogue Jean-Pierre Juhel conseille le cheval pour les personnes atteintes de toutes les formes d’autisme, des plus sévères aux plus légères, y compris du syndrome d’Asperger. Alors que les enfants autistes ont un contact difficile avec leurs pairs et les adultes, ils acceptent et recherchent facilement un contact avec le cheval. D’après les témoignages, la personne autiste ressent généralement un profond bien-être lors de ces séances. D’après le témoignage d’Amélie Tsaag Valren, le cadre thérapeutique n’est pas obligatoire pour ressentir des bienfaits en la présence de chevaux. Un contact tactile avec ces animaux (voire leur simple observation) peut suffire pour remédier à l’anxiété qu’expérimentent souvent les personnes autistes. En revanche, le collectif EgaliTED se montre plutôt hostile à cette prise en charge, qu’il classe parmi les « soins psychiques » en la qualifiant de « poney pompeusement rebaptisé « équithérapie » »