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	<title>Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</title>
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	<description>Psychologie de l&#039;enfant à l&#039;adulte</description>
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		<title>EMDR : La nouvelle médecine anti-stress</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 09:58:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La technique s’est fait connaître par ses résultats dans le syndrome de stress post-traumatique. Mais ce n’est pas sa seule application, loin de là.  Qu&#8217;est-ce que l&#8217;EMDR ? Derrière ces initiales se cache la thérapie par mouvements oculaires de désensibilisation (&#8216;Eye mouvement desensitization and reprocessing&#8217; en anglais), inventée en 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro. [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/emdr-nouvelle-medecine-anti-stress/">EMDR : La nouvelle médecine anti-stress</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La technique s’est fait connaître par ses résultats dans le syndrome de stress post-traumatique. Mais ce n’est pas sa seule application, loin de là.</p>
<h2> Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;EMDR ?</h2>
<p>Derrière ces initiales se cache la thérapie par mouvements oculaires de désensibilisation (&lsquo;Eye mouvement desensitization and reprocessing&rsquo; en anglais), inventée en 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro. Celle-ci découvrit par hasard qu’un mouvement des yeux de gauche à droite apportait un état de mieux-être. Cette discipline fut popularisée en France six ans plus tard par David Servan-Schreiber grâce à l’immense succès de son livre &laquo;&nbsp;Guérir&nbsp;&raquo;.  Objet de nombreuses recherches scientifiques, la méthode est reconnue aujourd’hui, notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par la Haute Autorité de santé française.</p>
<h2>Comment ça fonctionne?</h2>
<p>Lors d’un traumatisme, quelque chose se bloque dans le cerveau émotionnel, entraînant une sorte de court-circuit qui empêche de &laquo;&nbsp;digérer&nbsp;&raquo; l’événement effrayant. Les mouvements des yeux constituent une stimulation sensorielle qui abaisse l’intensité des émotions. Revivre le mauvais souvenir dans ce cadre sécurisant permet de débloquer la mémoire et la mauvaise expérience peut alors être traitée normalement.</p>
<h2>À qui s&rsquo;adresse la thérapie?</h2>
<p>Elle est recommandée dans le traitement des stress post-traumatiques (guerre, attentat, accident, agression&#8230;) mais elle est aussi utile face à des événements moins exceptionnels: deuil, séparation, peurs inconscientes entraînant des crises de panique, des phobies, des cauchemars ou une dépression. Elle aide également à se libérer de dépendances (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, anorexie/boulimie) découlant souvent d’événements traumatisants. Elle est parfois conjuguée à d’autres méthodes (hypnose, relaxation).</p>
<h2>Comment se déroule une séance?</h2>
<p>Chaque séance est consacrée à un point précis, en commençant par les plus gros blocages. Après avoir identifié les principaux problèmes qui gênent la vie quotidienne et établi une relation de confiance avec le thérapeute, le patient est invité à revivre le moment douloureux, tout en suivant des yeux de gauche à droite les gestes du thérapeute. Cela peut entraîner des pleurs, des nausées, la gorge nouée&#8230; Mais rapidement, la stimulation sensorielle, qui peut aussi s’effectuer par des sons ou des tapotements alternatifs sur les genoux, induit un climat de détente. L’émotion retombe, permettant de relancer le mécanisme naturel de traitement de l’information par le cortex. À la fin, le souvenir est toujours là mais il ne provoque plus de stress. La vie redevient plus légère</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Témoignages</h2>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Je me sens plus forte&nbsp;&raquo;, Anne, 58 ans, Perpignan</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mon mari est décédé après une longue maladie. Je l’ai accompagné sans m’accorder de repos. Après son départ, tout a lâché, j’ai perdu le goût de vivre. C’est ma fille qui m’a conduite chez ce thérapeute. Ça secoue, mais dès la première séance, j’ai eu l’impression de m’alléger. J’ai pu soigner ainsi plusieurs événements douloureux dans ma vie. Désormais, je me sens plus forte.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Je suis redevenu ce que j’étais avant&nbsp;&raquo;, Olivier, 67 ans, Bompas</p>
<p>&laquo;&nbsp;Après un grave accident de voiture, je m’en suis remis physiquement. Restaient les cauchemars, me renvoyant toujours les mêmes images, sons, lumières de la voiture des pompiers&#8230; Au volant, j’étais angoissé. Après les séances d’EMDR, je me sentais vidé mais assez vite, j’ai trouvé un meilleur sommeil et commencé à éprouver moins de tristesse. Jusqu’à redevenir celui que j’étais avant!&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Ma personnalité s’est épanouie&nbsp;&raquo;, Jean-Claude, 79 ans, Perpignan</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tant d’années ont passé. Pourtant, je ne m’étais jamais remis de mon service militaire en Algérie. Grâce à l’EMDR, en trois séances, j’ai été totalement libéré. Cela peut paraître aberrant à mon âge. Pourtant, j’ai l’impression que ma personnalité s’est enfin épanouie. Ma vie de couple s’est bonifiée à un niveau inespéré!&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
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		<title>5 exercices de sophrologie pour se relaxer</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Nov 2017 10:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Sophrologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Répéter des exercices pour avoir pleine conscience de son corps, c’est le principe même de la sophrologie. Cette discipline alternative insiste sur les sensations et les perceptions corporelles ainsi que sur la motricité. Des exercices à pratiquer régulièrement permettent une relaxation bienfaitrice. Ils font le lien entre le psychisme et le physique, et peuvent être [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/5-exercices-sophrologie-se-relaxer/">5 exercices de sophrologie pour se relaxer</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Répéter des exercices pour avoir pleine conscience de son corps, c’est le principe même de la sophrologie. Cette discipline alternative insiste sur les sensations et les perceptions corporelles ainsi que sur la motricité. Des exercices à pratiquer régulièrement permettent une relaxation bienfaitrice. Ils font le lien entre le psychisme et le physique, et peuvent être réalisés à domicile, au travail ou lors des <span id="more-213"></span>loisirs.</p>
<div>
<p><a id="eztoc_1_1_1" name="eztoc_1_1_1"></a></p>
<h3>Savoir respirer par le ventre</h3>
<p>Tout au long de la semaine, le stress envahit nos vies. Travail, horaires, embouteillages, conflits et sollicitations permanentes provoquent des tensions. Les tensions sont psychiques mais aussi physiques : contractures musculaires, tensions nerveuses… Pour les évacuer au quotidien, savoir respirer est un fondamental de la sophrologie. Il s’agit d’utiliser sa respiration abdominale un moment, en prenant conscience de respirer. Gonfler le ventre en poussant l’amplitude respiratoire plutôt que le thorax lors de l’inspiration est un exercice de base très utile. On peut le réaliser de nombreuses fois au cours de la journée et de façon discrète. L’oxygénation qui résulte de cet exercice favorise la relaxation.</p>
<p><a id="eztoc_2_1_1" name="eztoc_2_1_1"></a></p>
<h3>Retenir sa respiration pour enlever la tension accumulée</h3>
<p>Lors d’une surcharge de travail ou de situations de stress répétées, la tension s’accumule et se concentre souvent au niveau du ventre. Excédées, nous avons toutes déjà pratiqué cet exercice sans nous en rendre compte. Retenir sa respiration puis souffler lentement fonctionne en général comme une soupape de sécurité. La sophrologie exploite ce phénomène en nous faisant prendre conscience de chaque étape de l’exercice. En position assise, regard à l’infini et dos droit, l’inspiration par le nez est abdominale (on gonfle le ventre). Pendant quelques secondes, retenir sa respiration provoque une sensation de bien-être et une relaxation rapide. On expire lentement l’air par la bouche.</p>
<div data-pmdfp-format="pave_haut" data-pmdfp-display="mobile"></div>
<p><a id="eztoc_3_1_1" name="eztoc_3_1_1"></a></p>
<h3>Gérer le pic de stress par la respiration</h3>
<p>Conflit au bureau, tensions familiales, enfants infernaux : les pics de stress peuvent être gérés par un exercice respiratoire. Dos droit et tête fixant l’infini, on se tient assis et concentré sur des images positives. Les mains plaquées sur la poitrine suivent le mouvement de la cage thoracique. L’inspiration est profonde et les mains se resserrent à chaque expiration. Le cycle inspiration-expiration doit être réalisé au moins à trois reprises. Il est intéressant de faire suivre cet exercice d’une inspiration profonde suivie d’une expiration très lente en un petit filet d’air. Pour ce faire, on forme un petit trou avec la bouche.</p>
<p><a id="eztoc_4_1_1" name="eztoc_4_1_1"></a></p>
<h3>Repousser la panique</h3>
<p>Dans certaines situations particulièrement stressantes, la panique nous gagne et on ne se maîtrise plus. Un exercice de sophrologie consiste à repousser littéralement l’angoisse. Il s’agit d’utiliser son corps pour extérioriser rapidement la crise d’angoisse. Debout, en se tenant droit et en inspirant lentement, on ramène ses deux mains paumes collées derrière la tête. Respiration bloquée, on contracte alors tous les muscles de notre corps, y compris le ventre et le visage. Après quelques secondes, on se libère en expirant d’un coup par la bouche et en repoussant énergiquement la panique loin devant soi, bras tendus, avec les mains. La respiration qui suit cet exercice doit être contrôlée, abdominale et lente. C’est la reprise progressive de son self-control.</p>
<div id="divVideoStepAdTop"></div>
<h3>Positivez votre corps</h3>
<p>Le stress et l’anxiété provoquent parfois un repli sur soi, une perte de confiance, des idées noires. Il faut réagir vite et positiver. Cela passe par un exercice d’ouverture du corps vers l’extérieur. Debout, et droit, les yeux fermés, les bras tombent le long du corps. Les paumes des mains sont dirigées vers l’avant en signe d’ouverture et le torse se bombe. L’inspiration est profonde et l’expiration lente. On imagine concentrer tout le stress et le repli dans l’expiration. Cet exercice se réalise plusieurs fois d’affilée. Il redonne de la confiance en soi et apporte un rééquilibre social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Sophie Lavent (Femme actuelle)</p>
</div>
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		<title>Être parent aujourd’hui.</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Sep 2017 16:49:37 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/etre-parent-aujourdhui/">Être parent aujourd’hui.</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="entry-content">Les repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir de l’impasse ? Ce guide permet de mieux comprendre les étapes du développement et le fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent.Il offre des points de repère dans</p>
<p><span id="more-224"></span></p>
<p>l’océan des liens familiaux. A partir d’une quarantaine d’exemples, sont éclairés les ressorts qui animent les frictions, crispations ou crises dans ta vie de tous les jours. Un guide qui saura vous aider au quotidien pour dépasser les tensions, ouvrir le dialogue et améliorer durablement les rapports au sein de la famille.</p>
<p><strong>BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR</strong></p>
<p>Ludovic Gadeau est docteur en psychopathologie, psychologue clinicien et psychothérapeute. Il a dirigé en Isère un centre médico-psycho-pédagogique et ouvert deux services de soin pour enfants présentant des troubles sévères des apprentissages.</p>
<p>Il est enseignant-chercheur à l’Université Grenoble-Alpes. Ses travaux de recherche portent sur les articulations entre psychopathologie et éducation et la place de la composante temporelle dans la structuration du fonctionnement psychique et des relations intersubjectives. Il est l’auteur aux éditions In Press d’Être parent aujourd’hui (collection « En grandissant, en apprenant », parution le 06 septembre 2017).</p>
<p><strong>INTENTION DE L’OUVRAGE</strong></p>
<p>Son contenu peut être utile aux psychologues et aux professionnels du champ éducatif et de soin, et bien sûr aux parents, jeunes et moins jeunes….</p>
<p>Ce livre montre de façon accessible et à partir d’une quarantaine d’exemples cliniques simples :</p>
<ul>
<li>la complexité, la richesse du développement et du fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent, mais aussi ses blocages.</li>
<li>les conflits parents/enfants se cristallisant autour de problématiques spécifiques : les repas, le coucher, la scolarité, les apprentissages, les relations sociales, les jeux numériques, les violences, la mutation adolescente, etc.</li>
<li>les voies favorisant les dégagements possibles par rapport à ces tensions.</li>
</ul>
<p>L’ouvrage essaie également de rendre compte pour public large :</p>
<ul>
<li>des fragilités nouvelles de la parentalité en lien avec les mutations produites par la modernité.</li>
<li>des problématiques psychologiques nécessitant probablement un accompagnement psychologique.</li>
</ul>
<p><strong>TABLE DES MATIÈRES</strong></p>
<p>Lettre au lecteur</p>
<ol>
<li>Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?</li>
<li>Le développement psychoaffectif n’est pas un long fleuve tranquille</li>
<li>Points de repère relatifs au fonctionnement psychoaffectif</li>
<li>A table !</li>
<li>Bonne nuit les petits</li>
<li>Jouer, expérimenter</li>
<li>L’école et ses vicissitudes</li>
<li>Violences, cris et châtiments</li>
<li>Comprendre l’adolescent d’aujourd’hui</li>
<li>Et si on allait voir un psy ?</li>
</ol>
<p><strong>INTRODUCTION</strong></p>
<p><strong>Éduquer aujourd’hui est-il impossible ?</strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’éduquer ?</strong></p>
<p>Chacun d’entre nous a assurément une petite idée sur le sujet. La preuve en est, c’est qu’à voir pratiquer les autres parents, et pour peu qu’on se confronte à un comportement de leur enfant qui nous heurte ou nous agace, on peut être assez facilement envahi par l’idée qu’ils s’y prennent « comme des manches » et qu’à leur place on saurait comment faire. Autrement dit, on pense avoir un savoir ou un savoir-faire opposable à la pratique des autres.</p>
<p>Ainsi, la plupart des parents portent-ils en eux une sorte de « théorie » éducative, c’est-à-dire des représentations, plus ou moins construites, mais existantes et agissantes, mais aussi des principes sur lesquels ils pensent s’appuyer, des idéaux également vers lesquels ils aimeraient tendre. Cette « théorie » préexiste à la conception des enfants. Elle a été nourrie par les transmissions générationnelles familiales1, par le groupe social et culturel auquel on appartient, par ce que les médias (livres, magasines, émissions de TV, etc.) véhiculent comme pseudo-théories, assènent comme conseils et font circuler comme idéologie éducative. C’est bien évidemment lorsque cette « théorie » est mise à l’épreuve de la réalité que souvent les choses se grippent. L’éducation des enfants se passe rarement comme on aurait aimé ou comme on aimerait qu’elle se déroule.</p>
<p>Dès qu’il s’agit d’essayer d’expliquer comment on pratique soi-même, on se heurte vite à des difficultés insondables. Essayez de montrer comment vous vous y prenez pour que le repas du soir soit un moment pacifié, quand votre petit dernier tente de s’extirper de son rehausseur, et fait malencontreusement tomber son assiette de purée et que ses cris étouffent la parole de la soeur cadette dont le plaisir à raconter sa journée de classe se mue en une rage indicible contre le petit ou contre les parents imparfaits que vous êtes devenus en un instant puisque vous ne savez, se plaint-elle, que céder aux caprices de petit dernier… C’est à l’ainé d’entrer dans la mêlée, lui dont la faim est insatiable et qui mordrait volontiers dans tout ce qui bouge. Ouf, la tempête passée, le calme est revenu. Comment ? Pas facile à dire. Est-ce votre sérénité qui résiste à toutes les épreuves malgré une journée de travail harassante ? Ou un geste à peine perceptible qui redonne à chacun l’assurance qu’il compte pour vous ? Ou une parole forte (en intensité sonore ou en sens produit) qui fait point d’arrêt au débordement ? Ou bien le met sorti du four dont la signature olfactive mobilise les couches mnésiques les plus profondes du cerveau ? L’alchimie qui a restauré le calme autour de la table est sans doute infiniment plus complexe que les maigres paramètres ici convoqués. On ne peut en rendre compte qu’à grands traits.</p>
<p>Chacun d’entre vous a pu également, à son corps défendant, faire l’expérience (amère le plus souvent) des effets des conseils prodigués par les amis. « Fais donc comme ceci, avec moi ça marche bien ! » Et vous faites comme ceci, mais ça ne marche pas mieux, quand ça n’aggrave pas la situation. Que peut-on tirer de ce type d’expérience ? Au moins deux choses. La première c’est que, lorsque quelqu’un pense savoir pourquoi telle chose a bien marché, rien ne nous assure que ce soit bien cette chose qui précisément a été le levier principal de l’acte opérant. La seconde, c’est que ce qui peut s’avérer pertinent pour Mr A ou Mme B. ne l’est pas nécessairement pour Mme C. ou Mr D.. Je pense même que ça l’est rarement. Et lorsqu’un conseil semble avoir été opérant, ce n’est pas le conseil lui-même, mais « quelque chose » de caché derrière le conseil qui a oeuvré.</p>
<p>Qu’est-ce qu’éduquer ? C’est donc assurément une question qui nous plonge dans l’embarras. À plagier St Augustin2, je dirais que si on ne me le demande pas, je pense savoir ce qu’est éduquer, mais dès qu’on m’interroge sur ce qu’est ce savoir, je ne sais plus très bien.</p>
<p><strong>Éduquer est-il un métier impossible ?</strong></p>
<p>Il y a près d’un siècle, Freud disait que psychanalyser, gouverner et éduquer étaient trois métiers impossibles. Concernant le métier d’éduquer, on ne saurait lui donner tort surtout si l’on entend sa formule comme une invite à se protéger contre l’excès d’autocritique, ce qu’il nommait la férocité du Surmoi. Quoi que l’on fasse comme parent, ce sera toujours mal, imparfait, c’est-à-dire jamais à la hauteur de l’effort ou de l’engagement consenti. De savoir que nous sommes tous logés de ce point de vue à la même enseigne contient sans doute et malgré tout quelque chose de réconfortant. En outre, « mal faire » n’est pas « faire mal ». Chacun peut en entendre la différence. Dans « mal faire » il n’y a aucune intention consciente ou inconsciente de « faire mal ». Simplement, on s’y prend mal pour faire. Dans la formule « faire mal », on entrevoit une sorte d’intention malveillante, pas toujours consciente, tant s’en faut, mais dont la portée est destructrice. Ces situations éducatives qui comportent du « faire mal » (qu’il vienne des parents ou de l’enfant) nécessitent une aide psychologique à laquelle la seule lecture de cet ouvrage ne saurait suffire (voir le chapitre « Si on allait voir un psy ? »).</p>
<p>« Mal faire » est donc une composante inévitable, normale, de toute situation éducative. Le sentiment de « mal faire », tout inconfortable qu’il puisse être, est un bien précieux. Il est une voie d’entrée importante permettant d’interroger ses pratiques éducatives, d’identifier ce qui se répète dans les conflits, de questionner le sens de ses actes et la portée de ses actions. Si vous êtes dans ce type de questionnement, vous trouverez sans doute dans la suite de ce petit traité de quoi nourrir votre réflexion et inventer les pas de côtés nécessaires pour dénouer les conduites répétitives auxquelles les situations éducatives du quotidien vous confrontent.</p>
<p>Permettez-moi encore quelques mots pour vous faire sentir combien être parent aujourd’hui est une chose difficile, plus difficile qu’elle ne l’était il y a encore 30 ou 40 ans. Cette évolution n’est pas propre à la question de la parentalité. Il en va du « métier » de parent comme du métier d’enseignant. On constate que les classes auxquelles les enseignants d’aujourd’hui ont affaire sont bien différentes de celles de leurs prédécesseurs, même si les enfants restent des enfants. Dans leur champ propre, les psychologues cliniciens et les pédopsychiatres constatent aussi des évolutions sensibles dans les pathologies présentées par les enfants d’aujourd’hui et dans les difficultés dont les parents font état dans les consultations.</p>
<p>En quoi consiste ce changement ?3 De quoi est faite cette évolution qui augmente la difficulté d’être parent et d’éduquer ? Ce qui aujourd’hui fait symptôme dans la société contemporaine, c’est une crise de la légitimité des positions d’autorité. Le champ social était auparavant organisé entre autres sur le modèle religieux. On reconnaissait l’existence d’une transcendance comme celle du roi, du chef, du père, du maître, du professeur… Vaille que vaille, la société secrétait et transmettait des limites construites autour de la place prévalente des figures d’autorité.</p>
<p>Ce système ayant été ébranlé, tout se passe comme si nous nous étions affranchis de la nécessité d’avoir affaire à une transcendance (une Autorité). Or, pour se libérer des figures de l’autorité, il faut pouvoir disposer d’un psychisme d’adulte. L’enfant n’est pas capable de se séparer d’une telle figure s’il ne l’a pas rencontrée auparavant. C’est toute la vie collective qui, de ce fait, a, en moins de 50 ans, basculé, de sorte que les limites ne sont plus préétablies, fondées sur de règles qui se transmettent. Ces limites doivent émerger des partenaires eux-mêmes, par contrat pourrait-on dire. Cela n’est pas sans conséquence du côté des parents. Sans relais de légitimité venant du corps sociétal, sans référence tierce, les parents ne peuvent faire appel qu’à leurs ressources psychologiques propres pour assumer le travail d’éducation de leurs enfants.</p>
<p>Par ailleurs, de plus en plus souvent, les parents se démettent eux-mêmes de cette position d’autorité, comme si être aimé de leurs enfants était plus important que de les éduquer. Ces parents ne veulent pas prendre le risque d’un désamour, et sont en cela enclins à céder sur la plupart des exigences de leur enfant. Ainsi, les enfants font-ils l’économie d’avoir à renoncer à leur toute-puissance infantile, condition pourtant nécessaire à la possibilité de grandir sur le plan psychologique.</p>
<p>Par ailleurs, la société libérale, ce qu’on appelle le post-modernisme, a tendance à effacer les signes distinctifs (symboliques) qui ordonnent les catégories et séparent les univers, et notamment ce qui sépare le monde des enfants et celui des adultes. Les publicités circulant sur les médias sont une assez bonne illustration de ce phénomène. Chacun a pu voir à la télévision une publicité en faveur d’une marque automobile, où un adolescent appelle ses parents pour le repas. Les parents sont collés à un écran d’ordinateur et contemplent avidement la voiture de leurs rêves. L’adolescent les menace de couper l’ordinateur s’ils ne viennent pas immédiatement à table, manger le plat de nouilles qu’il a préparé. Dans le même genre, témoignant d’un effacement des générations, est apparue il y a quelques années dans les hebdomadaires une publicité concernant la marque de vêtements « petit bateau ». On y voit la photographie d’un homme de 65 à 70 ans, souriant, pas rasé et portant un T-shirt « petit bateau ». Au-dessus de son portrait sont écrits « 888 mois », soit un beau bébé de 74 ans !</p>
<p>La fragilisation de la différence des générations est augmentée par l’affaiblissement de la transmission de références communes qui organisent symboliquement le passage (et donc la différence) enfant/adulte, notamment par la disparition dans la culture occidentale de nombreux rites (religieux ou laïques) marquant un changement de statut social : communion catholique ou juive, cérémonies de remise de diplômes, conscription, tenues vestimentaires, etc.). Ces rites ont pour fonction de travailler et de marquer la différence des générations4 et l’orientation vers un futur possible : privé de ces liaisons fondamentales, l’individu se retrouve isolé, en manque de sens à donner à son existence, en manque de perspectives. Pour retrouver du sens et une direction, chacun se bricole des identités spirituelles à la carte, sa religion, ses croyances en puisant dans des référentiels éloignés de sa propre culture, de sa propre tradition.</p>
<p>Il est enfin un autre facteur, sans doute plus compliqué à appréhender, qui fragilise considérablement les positions éducatives. Il relève de la contestation des savoirs liés à l’expérience subjective, et la recherche d’appuis (des pratiques) sur les connaissances objectivables. Au nom d’une information qu’on estime juste et légitime, d’une rigueur qu’on qualifie de scientifique, d’une efficacité que l’on revendique, notre société libérale fait la promotion d’une exigence de transparence, par le calcul rationnel, l’évaluation tous azimuts, l’expérimentation de laboratoire. La promotion de cette forme de rationalité se fait au détriment de la richesse de l’expérience sensible et de la parole5. Elle veut exclure le doute, l’incertitude, ce qu’on pourrait appeler la logique du flou, au profit de « certitudes » prétendument certifiées par l’expérimentation et la science statistique. On s’en remet à la connaissance scientifique et aux spécialistes, comme on s’en remettait à Dieu et à ses représentants autrefois.</p>
<p>Un petit exemple :</p>
<p><em>Une maman vient me voir, car son bébé de quelques mois pleure beaucoup. Elle se demande notamment à quel moment elle peut ou doit lui donner le biberon. Combien de temps elle peut ou doit accepter de le laisser pleurer. Elle a peur de se tromper, de traumatiser son petit, d’être au fond sans le savoir une mauvaise mère causant la souffrance de son enfant. Elle a lu beaucoup de livres sur le développement de l’enfant, mais ne trouve pas de réponse satisfaisante à son questionnement. Elle vient donc voir un spécialiste. À vrai dire, je ne suis pas le premier qu’elle vienne consulter. Elle a déjà vu un pédiatre, un neuropédiatre et deux psychologues, qui tous ont fort aimablement répondu à ses questions, qui tous l’ont rassurée sur la santé de son bébé et sur ses qualités maternelles. Mais, malgré tout insatisfaite, dans le doute quant à ce qu’elle appelle « ses compétences de mère », elle continue sa quête auprès d’un nouveau « spécialiste ». On lui a parlé de moi, dans des termes élogieux (ça fait toujours plaisir), c’est pourquoi elle attend beaucoup de cette rencontre, d’autant qu’elle vient de loin, dit-elle (ça fait monter la pression). Ce que cette maman n’avait peut-être pas entendu (ou pu entendre faute</em> <em>d’avoir été mis en travail) dans les consultations précédentes, c’est qu’aucun savoir (psychologique ou pédiatrique) ne peut venir mettre un terme à son questionnement, lui donner la bonne réponse, la bonne méthode, l’assurer de la bonne pratique qui ferait d’elle une bonne mère et qui permette à son bébé d’échapper à toute souffrance.</em></p>
<p>Ce que cette maman a à entendre et à assimiler c’est qu’il ne peut y avoir d’adéquation totale entre le bébé et son environnement, qu’aucune mère ne peut (ni n’a à) protéger son enfant de tout, pas davantage des effets de la frustration6 que de ceux de la souffrance physique, et qu’un bébé puisse, en même temps que l’amour et la tendresse, éprouver de la colère et même de la rage contre son environnement est inhérent à la condition humaine.</p>
<p>Ce que cette maman a à entendre, c’est que la rage que l’enfant va rencontrer n’est pas destructrice, qu’il va survivre à cela et que la mère est là pour que de tels éprouvés puissent être éprouvés, puis métabolisés, pacifiés. Elle n’a pas à redouter la colère que l’enfant, grandissant, pourrait diriger contre elle par instants. Cette colère va se transformer pour autant qu’on lui donne un espace d’expression et qu’on accompagne sa lente transformation en puissance créatrice (par le jeu, par le sport, par l’activité intellectuelle, etc.).</p>
<p><em>J’ai essayé de monter cela à cette maman, notamment en lui disant que, malgré le peu de connaissance que j’avais d’elle, je la considérai comme en mesure de supporter et plus encore de tirer profit de la frustration que j’allais lui infliger. Je ne lui donnerai aucune réponse savante sur le quand, le comment ni le pourquoi on peut frustrer un enfant, que cette question n’appelle aucune réponse possible. Par contre, elle appelle une autre question. Pourquoi faudrait-il redouter le désamour de son bébé ? Ne peut-on faire confiance à la vitalité psychique de ce petit être pour qu’il surmonte, entouré, contenu par une mère bienveillante, la colère qu’il peut légitimement éprouver face à une réponse insatisfaisante ? Je la mettais au fond dans une situation similaire à celle qu’elle redoutait pour son bébé ? Allait-elle succomber à la frustration ou bien accepter de se mettre elle-même à l’épreuve de cette non-réponse, de l’éprouver, de la travailler pour grandir comme mère ? Je lui montrais que j’avais confiance en elle pour entamer ce cheminement. En fin de consultation, elle m’a chaleureusement remercié. Mais je ne saurai jamais vers quoi cette consultation a conduit cette maman. Là, c’est moi qui étais (et suis toujours) frustré.., mais c’est un moteur puissant pour continuer à apprendre de mes patients.</em></p>
<p>Ce qui semble avoir disparu chez certains parents, c’est la possibilité d’une mise en appui sur le doute, sur le défaut de savoir et la légitimité qui fonde ce défaut. C’est cette légitimité qui aurait dû permettre à cette maman de « faire entendre » à l’enfant qu’il avait assurément de bonnes raisons de pleurer, d’être en colère parce qu’aucune réponse ne pouvait l’apaiser7, mais qu’elle était là, présente, pour lui faire sentir que cela n’était pas pour autant destructeur et qu’il saurait progressivement faire avec cette colère, l’apprivoiser.</p>
<p><strong>Être parent et le rapport à la transmission</strong></p>
<p>On ne se débarrasse pas facilement de ce qui nous a été transmis. Ce qui nous est transmis par les générations antérieures l’est à notre corps défendant le plus souvent. Quand ce qui nous est transmis comme postures éducatives nous convient, lorsque nous y adhérons, la déception, ou la souffrance éventuelle liée à la confrontation au réel débouchent souvent sur des révisions, des ajustements éducatifs, une inventivité renouvelée qui favorisent le plus souvent l’adaptation parent/enfant/environnement. Les choses sont plus compliquées lorsque les parents, père et mère, père ou mère, souhaitent se défaire des modèles parentaux qui ont participé à leur propre construction (pour des raisons souvent liées leur souffrance vécue d’enfant). On reçoit fréquemment en consultation des parents qui se font le témoin de ce que ce à quoi ils ont voulu échapper comme parents dans l’éducation de leur enfant, ils le reproduisent malgré eux.</p>
<p><em>Ainsi, Mme M. a-t-elle souffert, enfant, de la sévérité, de la violence morale et physique de ses deux parents. Elle a tout fait dit-elle, pour ne pas ressembler à sa mère, en se montrant présente et attentive à ses enfants, aimante autant qu’elle le pouvait. Mais elle fait l’amer constat qu’elle se voit reproduire par moments des gestes, des paroles qui viennent de sa mère. « Avec Élise (sa fille), je me retrouve au bout du compte à fonctionner comme ma mère alors que j’ai voulu tout faire pour ne pas lui ressembler». Il n’est sans doute pas juste de dire que Mme M. fonctionne comme sa propre mère. La violence dans laquelle elle est prise par moments n’a pas la même ampleur, ni en intensité ni en fréquence, que celle qu’elle a subie, mais elle fait le douloureux constat qu’on ne se débarrasse pas aussi facilement de ce qui nous a été légué à notre corps défendant, et que la volonté pas plus que l’amour pour son enfant ne constituent un rempart suffisant pour nous protéger de ce qui se répète par la transmission.</em></p>
<p>Souvent, lorsqu’on oppose au modèle parental qui nous a fait souffrir comme enfant, un contre-modèle destiné à nous faire échapper comme parent aux parents que nous avons eu, on fabrique à notre insu les conditions de la répétition même.</p>
<p>Si l’on veut échapper aux effets délétères de certaines transmissions, il ne sert à rien de rejeter en bloc ce qui nous a été transmis ou d’imposer à sa volonté un contre-modèle au modèle qui a participé à notre construction. Il faut non rejeter, mais accueillir ce qui nous a été légué par l’éducation pour le mettre au travail, et lentement le refaçonner. Ce qui nous est transmis, qu’on le veuille ou non nous constitue, est une partie de notre être profond, une partie de notre identité. On ne saurait le rejeter sauf à nier une partie de soi-même, à se mutiler au fond.</p>
<p>Par ailleurs, ce qui est transmis n’a pas vocation a priori à se reproduire à l’identique, de sorte qu’il n’y a nulle fatalité à être un « clone » de notre mère ou de notre père. Pour cela, il faut assimiler ce qui nous est transmis, pas le rejeter ou le contrecarrer. Un psychologue un peu oublié de nos jours, Jean Piaget, utilisait une formule biologique assez parlante pour faire comprendre ce qu’est le phénomène de l’assimilation sur le plan psychologique. Lorsque nous mangeons du lapin, disait-il, notre corps ne se transforme pas en lapin, c’est le lapin qui se transforme en notre corps. Eh bien, assimiler ce qui nous est transmis c’est le transformer en quelque chose qui est nous. C’est cette opération (complexe) que futur parent, ou parent, nous devons lentement (rien ne sert de courir…), patiemment (ça, c’est plus difficile à accepter de nos jours) accomplir.</p>
<p>Comment accomplir ce travail d’assimilation ? Peut-être en lisant les chapitres qui suivent, au gré de votre humeur, de vos interrogations, de votre curiosité, sans chercher de réponses clés en main à votre questionnement, sans chercher à vouloir faire taire vos doutes. Ces doutes sont le sel de la vie psychique et ils contiennent bien plus de vertus que vous ne pouvez imaginer.</p>
<p>NOTES<br />
1. C’est-à-dire les modèles qu’ont pu représenter les parents des futurs parents, ce qu’ils ont eu aux yeux de ces futurs parents de positif ou de négatif, ce qu’ils drainent d’amour ou de haine, de légèreté ou de pesanteur. Ainsi, tel père pourra-t-il souhaiter se comporter de façon très différente de ce qu’il a vécu avec son propre père, tel autre au contraire reproduire ce qu’il a plus ou moins idéalisé comme enfant ou adolescent de la posture paternelle ou maternelle. Telle mère cherchera-t-elle à réparer, à travers l’amour qu’elle donne à son enfant, tout ce qu’elle n’a pas reçu de ses propres parents. Nous reviendrons plus bas sur cette question complexe autant que passionnante.<br />
2. Qui, essayant de définir ce qu’est le temps, écrivait : « Quand personne ne me le demande, je le sais. Qu’on vienne à m’interroger là-dessus, je me propose d’expliquer et je ne sais plus » (Confessions, Livre XI, 14, 17).<br />
3. Pour une étude plus complète des déterminants et des conséquences de ce changement, le lecteur intéressé pourra se reporter à deux articles : Gadeau L. (2015). « Vers une société du narcissisme pervers ». Connexions, 2/104, 165-176 ; Gadeau, L. (2015). « Accélération du changement et temporalité psychique : le glissement de l’autorité institutionnelle vers la (dé)responsabilité individuelle ». Dialogue, 2/208, 125-138.<br />
4. Ce qui semble favoriser la fragilité des rites, c’est qu’on ne perçoit leur intérêt ou leur pouvoir structurant qu’après qu’ils aient disparu. Dans la culture occidentale, lorsqu’on est dans la pratique du rite, on ne perçoit pas le bénéfice qu’il engendre, on ne semble percevoir que son aspect contraignant.</p>
<p>5. Rendre compte de ce qu’on entend par parole, ici, est peut-être difficile en quelques mots. Disons qu’il ne suffit pas de prononcer des phrases justes du point de vue grammatical ou simplement compréhensibles pour l’interlocuteur pour qu’il y ait parole. La parole suppose un sens et un effet qui aillent au-delà de l’information délivrée ou reçue. La parole modifie celui qui parle (par le fait d’être engagé dans ce qu’il dit) et/ou celui qui reçoit ce qui est dit (par le fait qu’il entend dans ce qui est dit quelque chose qui dépasse le message intentionnellement adressé). On pourrait faire une différence entre causer et parler. Au bistrot, ça cause (beaucoup même), mais le flot de paroles ne modifie guère celui qui parle, pas davantage le plus souvent que celui qui écoute. Vous pouvez retrouver les mêmes personnes huit jours, quinze jours ou un mois après, elles se disent, accoudées au comptoir, à peu près les mêmes choses, et ne sont nullement modifiées par ce qu’elles disent. Pourquoi ? Parce que ce qu’elles ont à dire n’est pas adressé. C’est dit à qui veut bien l’entendre. Parler suppose au contraire une adresse. Comme pour une lettre, il y a un destinataire. Mais, et c’est là que ça se complique, si le destinataire n’est pas choisi au hasard, c’est qu’il représente un autre destinataire, mais celui-là ignoré (par la conscience) du sujet qui parle.<br />
6. Le mot » frustration » peut paraître un peu fort, mais on en comprendra le sens et la portée si on l’oppose au mot « privation ». La privation concerne le registre des besoins fondamentaux comme l’alimentation, le sommeil, l’attachement, la sécurité psychique, etc. La frustration porte sur un autre registre, celui des désirs (voir le chapitre 2). On ne saurait infliger des privations à un enfant (pas plus qu’à un adulte d’ailleurs). De telles pratiques tomberaient sous le coup de la loi. Ce serait de la maltraitance. La frustration est consubstantielle au désir, elle en constitue une des garanties vitales, parce qu’elle donne des limites à son accès. Ces limites, qui ne sont pas ni des empêchements ni des interdits absolus, donnent sa consistance et sa valeur au désir.<br />
7. Et donc qu’il devait assumer la déception fondamentale liée à sa condition d’humain, à savoir que personne, pas plus la meilleure des mères que toute autre, n’est et ne sera à même de combler en permanence ses attentes, ni apaiser totalement ses souffrances.</p>
<p><strong>DÉTAILS</strong></p>
<p><strong>Être parent aujourd’hui. </strong><br />
<strong>Comment la psychologie peut vous aider au quotidien.</strong><br />
Paris : Editions In Press.</p>
<p><em><strong>Ludovic Gadeau</strong></em><br />
Docteur en psychopathologie<br />
Psychologue clinicien<br />
Psychothérapeute</p>
<p>ISBN/EAN 978-2-84835-426-2</p>
<p><strong>COMMANDE</strong><br />
– <a href="http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/" target="_blank">http://www.inpress.fr/livre/etre-parent-aujourdhui/</a></p>
</div>
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		<title>Librairie &#8211; Asperger et fière de l&#8217;être</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Apr 2017 15:53:54 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Librairie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Voyage au coeur d&#8217;un autisme pas comme les autres Alexandra Reynaud &#171;&#160;Je suis aspie, je n&#8217;ai pas choisi de l&#8217;être, je suis née ainsi et ça ne me rend pas extraordinaire car je suis loin d&#8217;être la seule dans ce cas. Pourtant, sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde. Le syndrome [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/librairie-asperger-fiere-letre/">Librairie &#8211; Asperger et fière de l&rsquo;être</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<h2>Voyage au coeur d&rsquo;un autisme pas comme les autres</h2>
</header>
<section class="fiche-livre">
<figure class="couverture"></figure>
<div class="c4 wide">
<p><a href="http://www.editions-eyrolles.com/Auteur/133779/alexandra-reynaud"> Alexandra Reynaud</a></p>
<div>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis aspie, je n&rsquo;ai pas choisi de l&rsquo;être, je suis née ainsi et ça ne me rend pas extraordinaire car je suis loin d&rsquo;être la seule dans ce cas. Pourtant, sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde.</em><br />
<em>Le syndrome d&rsquo;Asperger me complique la vie, mais ne m&rsquo;enclave pas dans un compartiment dont je ne pourrais sortir. Je refuse de jouer les bêtes de foire et d&rsquo;être exhibée comme une curiosité. Témoigner sert aussi à cela : clamer haut et fort son droit à être à la fois singulière et ordinaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Le syndrome d&rsquo;Asperger est un trouble du spectre autistique dont les symptômes, plus discrets que ceux de l&rsquo;autisme classique, compliquent fortement les interactions sociales des personnes qui en sont atteintes. Elles éprouvent en effet des difficultés à comprendre les codes sociaux, à identifier les sentiments et les émotions chez les autres. Ces différences, parfois indécelables, constituent un réel handicap au quotidien.</p>
<p>Alexandra Reynaud a été jusqu&rsquo;à presque 30 ans une Asperger qui s&rsquo;ignore. Elle est la première aspergirl française à témoigner dans un livre de son parcours diagnostique, de la façon dont le trouble lui fait aborder la vie au jour le jour, mais aussi de ce que sa différence lui apporte.</p>
<p><span class="limited">C&rsquo;est l&rsquo;auteur du livre <em>Les Tribulations d&rsquo;un Petit Zèbre</em> et la créatrice des blogs <em>Les Tribulations d&rsquo;un Petit Zèbre</em> et <em>Les Tribulations d&rsquo;une aspergirl.</em></span></p>
</div>
</div>
</section>
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		<item>
		<title>Librairie &#8211; La manipulation au quotidien</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 08:50:18 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Librairie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La manipulation au quotidien La repérer, la déjouer et en jouer Christophe Carré Manipulation : vices et vertus Par maladresse, intérêt, perversion ou bienveillance la manipulation est partout et prend de plus en plus de place. Tout le monde manipule tout le monde ! Pourquoi se laisse-t-on manipuler ? Qui sont les gens qui manipulent ? Quelles sont leurs [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/librairie-manipulation-au-quotidien/">Librairie &#8211; La manipulation au quotidien</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<h1>La manipulation au quotidien</h1>
<h2>La repérer, la déjouer et en jouer</h2>
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<section class="fiche-livre">
<figure class="couverture"></figure>
<div class="c4 wide">
<p><a href="http://www.editions-eyrolles.com/Auteur/18160/christophe-carre"> Christophe Carré</a></p>
<div>
<h4>Manipulation : vices et vertus</h4>
<p><strong>Par maladresse, intérêt, perversion ou bienveillance la manipulation est partout et prend de plus en plus de place. Tout le monde manipule tout le monde !</strong></p>
<p>Pourquoi se laisse-t-on manipuler ? Qui sont les gens qui manipulent ? Quelles sont leurs façons d&rsquo;agir ? Comment ne plus entrer dans leur jeu et éviter d&rsquo;être soi-même manipulable ? Les pratiques manipulatoires sont-elles toujours contestables ?</p>
<p>Ce livre explore les mécanismes dont chacun use, en amitié, en amour, au travail, avec ses enfants&#8230; Intégrant les multiples apports des sciences humaines et de la psychologie sociale, il constitue un véritable outil d&rsquo;analyse des jeux relationnels.</p>
<p><span class="limited">ux personnes manipulées, comme à celles qui manipulent, Christophe Carré suggère des pistes, à la fois pour désamorcer les manipulations négatives dont nous pourrions être victime, mais aussi pour apprendre à communiquer sans tricher.</span></p>
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		<title>Prise en charge de l&#8217;autisme par l&#8217;équithérapie</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2017 08:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La prise en charge de l&#8217;autisme par l&#8217;équithérapie est une forme de prise en charge de l&#8217;autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval. Le Dr Temple Grandin témoigne des bienfaits [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/prise-en-charge-lautisme-lequitherapie/">Prise en charge de l&rsquo;autisme par l&rsquo;équithérapie</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La <b>prise en charge de l&rsquo;autisme par l&rsquo;équithérapie</b> est une forme de prise en charge de l&rsquo;autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval.</p>
<p>Le <abbr class="abbr" title="Docteur">D<sup>r</sup></abbr> Temple Grandin témoigne des bienfaits du contact avec les chevaux dans son autobiographie <i>Ma vie d&rsquo;autiste</i>, en 1986. L&rsquo;équithérapie est popularisée par le livre et le film <i>L&rsquo;enfant cheval</i>, en 2009, dont l&rsquo;auteur raconte les progrès de son fils autiste pendant un voyage en Mongolie. Depuis, d&rsquo;autres témoignages ont fait état d&rsquo;enfants ayant prononcé leurs premiers mots au contact de chevaux, et différentes études ont porté sur l&rsquo;efficacité de cette prise en charge.<span id="more-215"></span></p>
<p>L&rsquo;application de l&rsquo;équithérapie aux personnes autistes étant récente, les études à son sujet restent limitées, bien qu&rsquo;elles soient considérées comme « prometteuses », et concluent à des réductions cliniquement significatives du handicap dans les domaines de la communication, de la perception, de l&rsquo;attention et de la régulation des émotions. L&rsquo;équithérapie se révèlant bénéfique pour accroître la volonté, réduire l&rsquo;hyperactivité et améliorer l&rsquo;intégration sensorielle, la communauté scientifique s&rsquo;accorde (2016) pour conclure qu&rsquo;elle est la plus efficace des zoothérapies accessibles aux personnes autistes. Elle fait appel à un animal capable de répondre à des besoins particuliers à toutes les formes d&rsquo;autisme, mais n&rsquo;est pas adaptée à toutes les personnes autistes. De plus, les séances sont relativement onéreuses, et peuvent mobiliser beaucoup de ressources humaines.</p>
<p>Cette zoothérapie fait appel à un animal qui partage déjà une longue histoire commune avec l&rsquo;être humain. Le psycho-pédagogue Jean-Pierre Juhel conseille le cheval pour les personnes atteintes de toutes les formes d&rsquo;autisme, des plus sévères aux plus légères, y compris du syndrome d&rsquo;Asperger. Alors que les enfants autistes ont un contact difficile avec leurs pairs et les adultes, ils acceptent et recherchent facilement un contact avec le cheval. D&rsquo;après les témoignages, la personne autiste ressent généralement un profond bien-être lors de ces séances. D&rsquo;après le témoignage d&rsquo;Amélie Tsaag Valren, le cadre thérapeutique n&rsquo;est pas obligatoire pour ressentir des bienfaits en la présence de chevaux. Un contact tactile avec ces animaux (voire leur simple observation) peut suffire pour remédier à l&rsquo;anxiété qu&rsquo;expérimentent souvent les personnes autistes. En revanche, le collectif EgaliTED se montre plutôt hostile à cette prise en charge, qu&rsquo;il classe parmi les <span class="citation">« soins psychiques »</span> en la qualifiant de <span class="citation">« poney pompeusement rebaptisé « équithérapie » »</span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rêve en psychologie analytique</title>
		<link>https://www.colomera-thierry.fr/reve-en-psychologie-analytique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=reve-en-psychologie-analytique</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2016 14:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le rêve est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que « la fonction générale des [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/reve-en-psychologie-analytique/">Rêve en psychologie analytique</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <b>rêve</b> est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que <span class="citation">« la fonction générale des rêves est d&rsquo;essayer de rétablir notre équilibre psychologique à l&rsquo;aide d&rsquo;un matériel onirique qui, d&rsquo;une façon subtile, reconstitue l&rsquo;équilibre total de notre psychisme tout entier. C&rsquo;est ce qu'[il] appelle la fonction complémentaire (ou compensatrice) des rêves dans notre constitution psychique »</span>. En ce sens, le rêve participe <span id="more-217"></span>du développement de la personnalité, en même temps qu&rsquo;il lie le sujet au vaste réservoir imaginaire qu&rsquo;est l&rsquo;inconscient collectif. Selon l&rsquo;analyste Thomas B. Kirsch, <span class="citation">« Jung considère le rêve comme un phénomène psychique naturel et normal, qui décrit la situation intérieure du rêveur [et en fait un] autoportrait spontané, sous forme symbolique, de l&rsquo;état présent de son inconscient »</span>.</p>
<p>La contribution de Jung puis de ses continuateurs, comme Marie Louise von Franz (pour qui le rêve est <span class="citation">« la voix de l&rsquo;instinct humain »</span>) ou James Hillman, à la science des rêves est notable. Carl Gustav Jung a en effet proposé une double lecture, sur le plan de l&rsquo;objet et du sujet, tout en représentant le rêve comme un processus dramatique comportant des phases qui permettent d&rsquo;en éclairer le sens, toujours individuel mais également réductible à des enjeux culturels et universels. Sa méthode d&rsquo;interprétation, l&rsquo;« amplification », autorise ainsi à comparer les messages oniriques aux mythes et aux productions culturelles de toutes les époques. Marie Louise von Franz a, elle, étudié les symboles oniriques dans les rêves, alors que James Hillman s&rsquo;est davantage intéressé à ce que représente cet autre monde pour le rêveur.</p>
<p>Théâtre nocturne des symboles, le rêve est pour Jung une production naturelle de l&rsquo;inconscient, ainsi que le lieu de transformation de la personnalité et la voie vers un devenir que Jung nomme l&rsquo;« individuation ». Le rêve est par conséquent au cœur de la psychothérapie jungienne qui vise, par son étude et par la méthode de l&rsquo;amplification, à rapporter chacun des motifs oniriques à l&rsquo;imaginaire humain, et ainsi à en développer le sens pour le rêveur.</p>
<p>Pour continuer la lecture : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_en_psychologie_analytique">https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_en_psychologie_analytique</a></p>
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		<title>Librairie &#8211; Les tribulations d&#8217;un petit zèbre</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2016 13:56:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Librairie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les tribulations d&#8217;un petit zèbre Episodes de vie d&#8217;une famille à haut potentiel intellectuel &#8211; Le livre du blog ! Alexandra Reynaud Le mot &#171;&#160;zèbre&#160;&#187; a été créé par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin pour désigner les enfants intellectuellement précoces, c&#8217;est-à-dire à haut quotient. Aujourd&#8217;hui couramment utilisé par la communauté de surdoués, il souligne sans la [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/librairie-les-tribulations-dun-petit-zebre/">Librairie &#8211; Les tribulations d&rsquo;un petit zèbre</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<header>
<h1>Les tribulations d&rsquo;un petit zèbre</h1>
<h2>Episodes de vie d&rsquo;une famille à haut potentiel intellectuel &#8211; Le livre du blog !</h2>
</header>
<section class="fiche-livre">
<figure class="couverture"></figure>
<div class="c4 wide">
<div id="context" class="limitDescription"></div>
<p><a href="http://www.editions-eyrolles.com/Auteur/133779/alexandra-reynaud"> Alexandra Reynaud</a></p>
<div>
<p>Le mot &laquo;&nbsp;zèbre&nbsp;&raquo; a été créé par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin pour désigner les enfants intellectuellement précoces, c&rsquo;est-à-dire à haut quotient. Aujourd&rsquo;hui couramment utilisé par la communauté de surdoués, il souligne sans la stigmatiser la différence dont peuvent souffrir les personnes dont le quotient intellectuel est supérieur à 130.</p>
<p>Alexandra Reynaud est la maman d&rsquo;un petit zèbre dont le THPI (Très haut potentiel intellectuel) est découvert lorsqu&rsquo;il a quatre ans.</p>
<p>Son blog &laquo;&nbsp;Les Tribulations d&rsquo;un Petit Zèbre&nbsp;&raquo;, témoigne du quotidien et du parcours de son fils, et devient une référence sur le sujet du surdouement.</p>
<p>Cet ouvrage retrace l&rsquo;histoire de son fils Elijah depuis le diagnostic posé en 2008 jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui : ses passions, sa formidable soif de découverte, ses joies, sa sensibilité. Mais aussi ses peines, ses difficultés au sein<span class="limited">de l&rsquo;institution scolaire face à certains enseignants ou enfants qui ne comprennent pas ses différences et sa douance.</span></p>
</div>
</div>
</section>
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		<title>La dépression</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 07:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychothérapie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Description Chacun a eu, dans sa vie, plusieurs occasions d’être plus ou moins triste, de traverser des périodes de déprime suivant l’expression populaire. Il est sain que les émotions de la vie courante puissent s’exprimer ainsi. Cependant, quand la « déprime » prend le dessus sur les humeurs habituelles d’une personne et empêche celle-ci de mener une [&#8230;]</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/depression-2/">La dépression</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><img class=" size-medium wp-image-197 alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.colomera-thierry.fr/wp-content/uploads/2016/07/depression-300x200.jpg" alt="depression" width="300" height="200" />Description</b></p>
<p>Chacun a eu, dans sa vie, plusieurs occasions d’être plus ou moins triste, de traverser des périodes de déprime suivant l’expression populaire. Il est sain que les émotions de la vie courante puissent s’exprimer ainsi. Cependant, quand la « déprime » prend le dessus sur les humeurs habituelles d’une personne et empêche celle-ci de mener une existence normale, quand les symptômes sont persistants et intenses et que, malgré le temps, rien ne semble s’arranger, alors ce n’est plus de la « déprime », mais plutôt une dépression. La dépression est donc bien plus qu’une tristesse occasionnelle ou que le simple fait « d’avoir les bleus ».</p>
<p>Bien souvent, <span id="more-195"></span>aucun événement précis ne permet d’expliquer l’apparition et la persistance des symptômes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression majeure</b></p>
<p>C’est à sa tristesse quotidienne et durable qu’on reconnaît d’abord la personne déprimée. Le malade se sent seul et désespéré; il n’a plus d’intérêt pour son entourage, il se sent isolé, fatigué et il pleure facilement.</p>
<p>À ces signes extérieurs de dépression, il faut ajouter la culpabilité et la dépréciation de soi-même. La personne déprimée peut devenir très critique envers elle-même et s’accuser de tous les torts, elle se sent très coupable. En conséquence, elle se dévalorise sévèrement et perd l’estime d’elle-même. Il y a une importante perte d’intérêt pour tout ce qui l’intéressait jusque-là. Son intérêt sexuel est souvent diminué ou absent. La personne déprimée n’a plus de plaisir. Elle présente par moments des idées de mort et de suicide.</p>
<p>La personne très déprimée pourra subir une perte d’appétit importante ainsi qu’une perte de poids substantielle. Le malade souffrira sévèrement d’insomnie et d’un ralentissement général de toutes ses activités. La personne très déprimée doit faire un effort surhumain pour chaque activité de la vie : se lever, manger et même parler semblent au-delà de ses forces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression réactionnelle</b></p>
<p>La dépression réactionnelle, ou pour certains « secondaire », qui se caractérise également par une humeur dépressive disproportionnée, intervient en général après une expérience particulièrement pénible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La dépression psychotique</b></p>
<p>Ce type de dépression présente en général plusieurs caractéristiques de la dépression majeure. On la différencie de cette dernière par l’intensité de certains symptômes et par la présence de caractéristiques psychotiques.</p>
<p>La dépression psychotique se reconnaît donc par de fausses croyances ou le fait d’entendre des voix. Le malade peut être accablé de pensées qui le font se sentir exagérément indigne de vivre, coupable d’une telle indignité ou alors, il pourra se sentir persécuté. Ces sentiments d’indignité, de culpabilité et de persécution, bien que non fondés en réalité, sont si intenses que le suicide peut sembler la seule solution.<br />
<b>Symptômes</b></p>
<p>Certaines maladies physiques peuvent avoir des symptômes semblables à ceux de la dépression. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;en présence d’une dépression, un bilan de santé et un examen médical devraient être faits.</p>
<p><b>Manifestations visibles :</b></p>
<ul>
<li>Irritabilité excessive</li>
<li>Déprime ou tristesse permanente (envie de pleurer fréquemment)</li>
<li>Inquiétude excessive</li>
<li>Difficulté à prendre des décisions</li>
<li>Perte d’intérêt et de plaisir pour toute activité</li>
</ul>
<p><b>Symptômes physiques :</b></p>
<ul>
<li>Troubles de l’appétit : perte ou gain d’appétit et/ou de poids</li>
<li>Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie</li>
<li>Agitation ou ralentissement</li>
<li>Diminution de la concentration ou de la mémoire</li>
<li>Diminution ou perte d’intérêt sexuel</li>
<li>Fatigue ou manque d’énergie</li>
</ul>
<p><b>Symptômes subjectifs :</b></p>
<ul>
<li>Dépréciation, dévalorisation et perte d’estime de soi</li>
<li>Sentiment d’indignité et de persécution ou culpabilité excessive</li>
<li>Difficulté de concentration ou indécision</li>
<li>Sentiment d’isolement et de solitude</li>
<li>Pensées récurrentes de mort ou de suicide</li>
</ul>
<p><b>Changements de comportement :</b></p>
<ul>
<li>Retrait ou dépendance sociale</li>
<li>Masques</li>
<li>Négation ou résistance</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Causes</b></p>
<p>La dépression est une maladie complexe ayant de nombreuses causes génétiques, psychologiques et sociales. Toutefois, les résultats et analyses de récentes études suggèrent que la dépression est fondamentalement un trouble cérébral, souvent déclenché par des événements extérieurs.</p>
<ul>
<li>Certains facteurs génétiques jouent un rôle dans la création du déséquilibre chimique dans le cerveau d’une personne lorsqu’elle vit une dépression.</li>
<li>La perte d’un être cher, tout autant que la détérioration d’un statut professionnel (par exemple la perte d’un emploi) ou des relations conjugales, entraînant une diminution de l’estime de soi, peuvent être des facteurs déclenchant une dépression.</li>
</ul>
<p>Une maladie physique peut très bien conduire à la dépression une personne jusque-là très active. La dépression complique alors la maladie physique qui, en s’aggravant, empire la dépression.</p>
<p><b>Prévenir et soigner</b></p>
<p>La dépression est une maladie qui ne doit jamais être prise à la légère. Par conséquent, il est important de consulter un médecin dès les premiers symptômes afin de recevoir un diagnostic rapidement. Certaines maladies physiques peuvent avoir des symptômes semblables à ceux de la dépression. C’est pour cette raison qu’en présence d’une dépression, un bilan de santé et un examen médical devraient être faits.</p>
<p>La première personne à qui vous devriez parler de vos symptômes est votre médecin de famille qui saura prendre les mesures nécessaires. Sachez que la dépression, si elle est bien diagnostiquée, est une maladie qui se traite facilement et assez rapidement. Non traitée, elle peut s’aggraver et même conduire au suicide. La combinaison de psychothérapie et d’antidépresseurs est sans doute la meilleure formule thérapeutique.</p>
<p>Sachez aussi que l’hospitalisation est rarement nécessaire lors du traitement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La psychothérapie</b></p>
<p>La psychothérapie permet de travailler les aspects psychologiques et sociaux qui pourraient être reliés à l’épisode dépressif.</p>
<p>Plusieurs types de psychothérapies sont possibles, mais deux d’entre eux se sont avérés scientifiquement efficaces pour le traitement de la dépression : la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie interpersonnelle.</p>
<ul>
<li><b>La thérapie cognitivo-comportementale </b></li>
</ul>
<p>La thérapie cognitivo-comportementale, très structurée, est considérée comme un traitement à court terme, très orienté sur le moment présent. Elle vise à changer les pensées dysfonctionnelles qui accompagnent la dépression et qui peuvent effectivement déclencher ou perpétuer des épisodes dépressifs. Cette thérapie peut procurer une aide efficace aux personnes qui souffrent de dépression légère ou modérée. Elle peut également contribuer à prévenir les rechutes. Une distorsion des schémas de pensée perturbe ce que la personne pense d’elle-même, de ses relations avec les autres et de son rapport avec le monde en général. Au cours de la thérapie cognitivo-comportementale, ces distorsions des schémas de pensée sont identifiées et de nouveaux schémas sont élaborés. Des exercices sont proposés au patient pour qu’il mette en pratique ces nouveaux schémas. La thérapie cognitivo-comportementale est intensive et comporte une vingtaine de séances à raison d’une séance par semaine; le traitement dure habituellement de cinq à six mois.</p>
<ul>
<li><b>La thérapie interpersonnelle </b></li>
</ul>
<p>C’est une thérapie à court terme qui vise à atténuer les symptômes de dépression. L’hypothèse de départ est que la majorité des personnes déprimées ont des relations interpersonnelles perturbées.<br />
Cela fait partie de la maladie. Les thérapeutes qui emploient cette technique croient que si on peut résoudre les difficultés qui marquent ces relations interpersonnelles, on peut aussi stabiliser les symptômes de dépression. Dans la thérapie interpersonnelle, le thérapeute se concentrera avec la personne sur l’amélioration de l’un des aspects suivants, habituellement en se centrant sur celui qui est le plus problématique :</p>
<ul>
<li>Le chagrin ou le deuil</li>
<li>L’adaptation à un nouveau rôle</li>
<li>Les tensions interpersonnelles (exemple : conflit permanent avec un collègue de travail)</li>
<li>Les déficits interpersonnels (un manque d’habiletés de communication qui nuit sur le plan relationnel)</li>
</ul>
<p>Règle générale, la thérapie interpersonnelle s’effectue au rythme d’une séance par semaine pendant environ 16 semaines. Elle peut se poursuivre par des séances de rappel mensuelles jusqu’à ce que la personne n’en ressente plus le besoin. Elle est aussi efficace que les antidépresseurs dans le cas de dépressions légères ou modérées.</p>
<ul>
<li><b>Les antidépresseurs</b></li>
</ul>
<p>Les antidépresseurs permettent la normalisation des neurotransmetteurs et aident à retrouver rapidement, normalement entre deux et trois semaines, le sommeil, l’appétit, un regain d’énergie, du plaisir et des pensées positives.</p>
<p>Les antidépresseurs ne créent aucune dépendance, contrairement à la croyance populaire. La médication doit être prescrite pour une période d’environ quatre à six mois pour minimiser le risque de rechute. Par contre, le traitement biologique devra être prolongé si les troubles dépressifs persistent.</p>
<p>Des études indiquent qu’on peut obtenir de meilleurs résultats si l’utilisation des antidépresseurs s’accompagne d’une thérapie interpersonnelle.</p>
<ul>
<li><b>La luminothérapie</b></li>
</ul>
<p>Dans le cas de dépression saisonnière, le médecin pourra prescrire un traitement de luminothérapie, qui utilise une lumière spéciale agissant comme stimulant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Que faire si un proche souffre de dépression ?</b></p>
<p>Soyez à l’écoute de la personne déprimée qui pourra alors partager les sentiments qu’elle ressent.</p>
<ul>
<li>Encouragez la personne déprimée à consulter d’abord son médecin et, au besoin, un spécialiste de la dépression.</li>
<li>Soyez patient avec la personne déprimée. Comme elle se dévalorise déjà beaucoup, elle est donc plus sensible à la critique.</li>
<li>Soyez compréhensif face à son retrait de ses activités habituelles. Elle manque à la fois de motivation et d’énergie.</li>
<li>En somme, votre compréhension et votre empathie ne peuvent que contribuer au rétablissement de la personne déprimée.</li>
<li>Et surtout, rassurez-la. Aussi désespérante que puisse lui paraître sa situation, elle n’est pas désespérée. <b><i>On peut guérir d’une dépression</i></b><b> </b></li>
</ul>
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		<title>Article de presse</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 17:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[hypnose]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Article paru dans La Semaine du Roussillon</p><p>The post <a href="https://www.colomera-thierry.fr/article-presse/">Article de presse</a> appeared first on <a href="https://www.colomera-thierry.fr">Thierry COLOMERA - Psychothérapeute sur Perpignan</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Article paru dans La Semaine du Roussillon</p>
<p></p>
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