Psychologie de l'enfant à l'adulte

  
  

La technique s’est fait connaître par ses résultats dans le syndrome de stress post-traumatique. Mais ce n’est pas sa seule application, loin de là.

 Qu’est-ce que l’EMDR ?

Derrière ces initiales se cache la thérapie par mouvements oculaires de désensibilisation (‘Eye mouvement desensitization and reprocessing’ en anglais), inventée en 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro. Celle-ci découvrit par hasard qu’un mouvement des yeux de gauche à droite apportait un état de mieux-être. Cette discipline fut popularisée en France six ans plus tard par David Servan-Schreiber grâce à l’immense succès de son livre « Guérir ».  Objet de nombreuses recherches scientifiques, la méthode est reconnue aujourd’hui, notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par la Haute Autorité de santé française.

Comment ça fonctionne?

Lors d’un traumatisme, quelque chose se bloque dans le cerveau émotionnel, entraînant une sorte de court-circuit qui empêche de « digérer » l’événement effrayant. Les mouvements des yeux constituent une stimulation sensorielle qui abaisse l’intensité des émotions. Revivre le mauvais souvenir dans ce cadre sécurisant permet de débloquer la mémoire et la mauvaise expérience peut alors être traitée normalement.

À qui s’adresse la thérapie?

Elle est recommandée dans le traitement des stress post-traumatiques (guerre, attentat, accident, agression…) mais elle est aussi utile face à des événements moins exceptionnels: deuil, séparation, peurs inconscientes entraînant des crises de panique, des phobies, des cauchemars ou une dépression. Elle aide également à se libérer de dépendances (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, anorexie/boulimie) découlant souvent d’événements traumatisants. Elle est parfois conjuguée à d’autres méthodes (hypnose, relaxation).

Comment se déroule une séance?

Chaque séance est consacrée à un point précis, en commençant par les plus gros blocages. Après avoir identifié les principaux problèmes qui gênent la vie quotidienne et établi une relation de confiance avec le thérapeute, le patient est invité à revivre le moment douloureux, tout en suivant des yeux de gauche à droite les gestes du thérapeute. Cela peut entraîner des pleurs, des nausées, la gorge nouée… Mais rapidement, la stimulation sensorielle, qui peut aussi s’effectuer par des sons ou des tapotements alternatifs sur les genoux, induit un climat de détente. L’émotion retombe, permettant de relancer le mécanisme naturel de traitement de l’information par le cortex. À la fin, le souvenir est toujours là mais il ne provoque plus de stress. La vie redevient plus légère

 

Témoignages

« Je me sens plus forte », Anne, 58 ans, Perpignan

« Mon mari est décédé après une longue maladie. Je l’ai accompagné sans m’accorder de repos. Après son départ, tout a lâché, j’ai perdu le goût de vivre. C’est ma fille qui m’a conduite chez ce thérapeute. Ça secoue, mais dès la première séance, j’ai eu l’impression de m’alléger. J’ai pu soigner ainsi plusieurs événements douloureux dans ma vie. Désormais, je me sens plus forte. »

 

« Je suis redevenu ce que j’étais avant », Olivier, 67 ans, Bompas

« Après un grave accident de voiture, je m’en suis remis physiquement. Restaient les cauchemars, me renvoyant toujours les mêmes images, sons, lumières de la voiture des pompiers… Au volant, j’étais angoissé. Après les séances d’EMDR, je me sentais vidé mais assez vite, j’ai trouvé un meilleur sommeil et commencé à éprouver moins de tristesse. Jusqu’à redevenir celui que j’étais avant! »

 

« Ma personnalité s’est épanouie », Jean-Claude, 79 ans, Perpignan

« Tant d’années ont passé. Pourtant, je ne m’étais jamais remis de mon service militaire en Algérie. Grâce à l’EMDR, en trois séances, j’ai été totalement libéré. Cela peut paraître aberrant à mon âge. Pourtant, j’ai l’impression que ma personnalité s’est enfin épanouie. Ma vie de couple s’est bonifiée à un niveau inespéré! »

Répéter des exercices pour avoir pleine conscience de son corps, c’est le principe même de la sophrologie. Cette discipline alternative insiste sur les sensations et les perceptions corporelles ainsi que sur la motricité. Des exercices à pratiquer régulièrement permettent une relaxation bienfaitrice. Ils font le lien entre le psychisme et le physique, et peuvent être réalisés à domicile, au travail ou lors des Continuer la lecture

psycho-etre-parentsLes repas, le coucher, les apprentissages scolaires, la télévision ou les jeux vidéo, les soubresauts de l’adolescence… autant de moments du quotidien qui peuvent cristalliser les tensions entre parents et enfant et mener à l’incompréhension ou au découragement. Comment la psychologie peut-elle nous aider dans ces moments difficiles ? Quelles sont les clés pour sortir de l’impasse ? Ce guide permet de mieux comprendre les étapes du développement et le fonctionnement psychologique de l’enfant et de l’adolescent.Il offre des points de repère dans

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Voyage au coeur d’un autisme pas comme les autres

A.Reynaud- Asperger et fière de l'être

Alexandra Reynaud

« Je suis aspie, je n’ai pas choisi de l’être, je suis née ainsi et ça ne me rend pas extraordinaire car je suis loin d’être la seule dans ce cas. Pourtant, sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde.
Le syndrome d’Asperger me complique la vie, mais ne m’enclave pas dans un compartiment dont je ne pourrais sortir. Je refuse de jouer les bêtes de foire et d’être exhibée comme une curiosité. Témoigner sert aussi à cela : clamer haut et fort son droit à être à la fois singulière et ordinaire. »

Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique dont les symptômes, plus discrets que ceux de l’autisme classique, compliquent fortement les interactions sociales des personnes qui en sont atteintes. Elles éprouvent en effet des difficultés à comprendre les codes sociaux, à identifier les sentiments et les émotions chez les autres. Ces différences, parfois indécelables, constituent un réel handicap au quotidien.

Alexandra Reynaud a été jusqu’à presque 30 ans une Asperger qui s’ignore. Elle est la première aspergirl française à témoigner dans un livre de son parcours diagnostique, de la façon dont le trouble lui fait aborder la vie au jour le jour, mais aussi de ce que sa différence lui apporte.

C’est l’auteur du livre Les Tribulations d’un Petit Zèbre et la créatrice des blogs Les Tribulations d’un Petit Zèbre et Les Tribulations d’une aspergirl.

La manipulation au quotidien

La repérer, la déjouer et en jouer

C.Carré- La manipulation au quotidien

Christophe Carré

Manipulation : vices et vertus

Par maladresse, intérêt, perversion ou bienveillance la manipulation est partout et prend de plus en plus de place. Tout le monde manipule tout le monde !

Pourquoi se laisse-t-on manipuler ? Qui sont les gens qui manipulent ? Quelles sont leurs façons d’agir ? Comment ne plus entrer dans leur jeu et éviter d’être soi-même manipulable ? Les pratiques manipulatoires sont-elles toujours contestables ?

Ce livre explore les mécanismes dont chacun use, en amitié, en amour, au travail, avec ses enfants… Intégrant les multiples apports des sciences humaines et de la psychologie sociale, il constitue un véritable outil d’analyse des jeux relationnels.

ux personnes manipulées, comme à celles qui manipulent, Christophe Carré suggère des pistes, à la fois pour désamorcer les manipulations négatives dont nous pourrions être victime, mais aussi pour apprendre à communiquer sans tricher.

La prise en charge de l’autisme par l’équithérapie est une forme de prise en charge de l’autisme faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur auprès de la personne en situation de handicap. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval.

Le Dr Temple Grandin témoigne des bienfaits du contact avec les chevaux dans son autobiographie Ma vie d’autiste, en 1986. L’équithérapie est popularisée par le livre et le film L’enfant cheval, en 2009, dont l’auteur raconte les progrès de son fils autiste pendant un voyage en Mongolie. Depuis, d’autres témoignages ont fait état d’enfants ayant prononcé leurs premiers mots au contact de chevaux, et différentes études ont porté sur l’efficacité de cette prise en charge. Continuer la lecture

Le rêve est, au sein de la psychologie analytique, comme de manière générale en psychanalyse, « la voie royale » menant à la compréhension des contenus inconscients. Cependant, pour le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, son interprétation et sa fonction dans la psyché diffèrent de la perspective freudienne. Jung explique en effet que « la fonction générale des rêves est d’essayer de rétablir notre équilibre psychologique à l’aide d’un matériel onirique qui, d’une façon subtile, reconstitue l’équilibre total de notre psychisme tout entier. C’est ce qu'[il] appelle la fonction complémentaire (ou compensatrice) des rêves dans notre constitution psychique ». En ce sens, le rêve participe Continuer la lecture

Les tribulations d’un petit zèbre

Episodes de vie d’une famille à haut potentiel intellectuel – Le livre du blog !

A.Reynaud- Les tribulations d'un petit zèbre

Alexandra Reynaud

Le mot « zèbre » a été créé par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin pour désigner les enfants intellectuellement précoces, c’est-à-dire à haut quotient. Aujourd’hui couramment utilisé par la communauté de surdoués, il souligne sans la stigmatiser la différence dont peuvent souffrir les personnes dont le quotient intellectuel est supérieur à 130.

Alexandra Reynaud est la maman d’un petit zèbre dont le THPI (Très haut potentiel intellectuel) est découvert lorsqu’il a quatre ans.

Son blog « Les Tribulations d’un Petit Zèbre », témoigne du quotidien et du parcours de son fils, et devient une référence sur le sujet du surdouement.

Cet ouvrage retrace l’histoire de son fils Elijah depuis le diagnostic posé en 2008 jusqu’à aujourd’hui : ses passions, sa formidable soif de découverte, ses joies, sa sensibilité. Mais aussi ses peines, ses difficultés au seinde l’institution scolaire face à certains enseignants ou enfants qui ne comprennent pas ses différences et sa douance.

depressionDescription

Chacun a eu, dans sa vie, plusieurs occasions d’être plus ou moins triste, de traverser des périodes de déprime suivant l’expression populaire. Il est sain que les émotions de la vie courante puissent s’exprimer ainsi. Cependant, quand la « déprime » prend le dessus sur les humeurs habituelles d’une personne et empêche celle-ci de mener une existence normale, quand les symptômes sont persistants et intenses et que, malgré le temps, rien ne semble s’arranger, alors ce n’est plus de la « déprime », mais plutôt une dépression. La dépression est donc bien plus qu’une tristesse occasionnelle ou que le simple fait « d’avoir les bleus ».

Bien souvent, Continuer la lecture